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Immunoglobulines M

IgM

Les IgM (immunoglobulines M) constituent la première réponse de l’organisme en présence d’un antigène « étranger ». Elles sont produites pendant l’exposition initiale à l’antigène (bactérie, virus, etc.), augmentent en quelques semaines avant d’être remplacées par les IgG. Les taux d’IgM s’interprètent en tenant compte du taux des IgA et IgG, les deux autres classes principales d’anticorps.

Des IgM basses peuvent, quoique rarement, êtres dues à des causes génétiques affectant la production d’une ou de toutes les classes d’anticorps, mais le plus souvent les baisses seront secondaires à des difficultés de production de tous les types d’immunoglobulines (médicaments comme les immunosuppresseurs, complications du diabète ou insuffisance rénale, etc.) ou à des pertes de protéines via les reins, les intestins ou la peau. La production incontrôlée d’une autre classe d’immunoglobulines comme IgA ou IgG (myélome multiple) entraîne souvent une baisse marquée des autres classes.

Des élévations des IgM en même temps que les IgG et les IgA se rencontrent dans les infections aiguës et chroniques, les maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, lupus), la cirrhose du foie, etc. Des élévations isolées des IgM (monoclonales) peuvent être de cause indéterminée (MGUS) ou associées à un myélome multiple, un lymphome ou une leucémie lymphoïde chronique. Des taux élevés d’IgM (macroglobulinémie de Waldestrom) entraînent un épaississement du sang symptomatique surtout par temps froid.

Mot de la semaine

Médecine prédictive

Médecine qui met en relation le savoir médical et les données afin de prédire les problèmes de santé potentiels d’un patient ou d’une patiente. L’intelligence artificielle et la génétique en sont des exemples.