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Prise de sang

Votre médecin vous a prescrit des analyses de laboratoire. Voici des informations pour comprendre les étapes du prélèvement sanguin et pour vous aider à vous y préparer.

Aspects réglementaires

Au Québec, les prélèvements sanguins sont strictement effectués par des médecins, des infirmières et des technologistes médicales. Des inhalothérapeutes et technologues en radiologie sont également autorisés à effectuer certains prélèvements sanguins dans l’exercice de leur spécialité. Le prélèvement doit obligatoirement être prescrit par un professionnel de la santé autorisé (médecin, résident en médecine, dentiste, pharmacien, sage-femme, infirmière). Au Québec, les ordonnances complétées par des naturopathes, ostéopathes, homéopathes, chiropraticiens et acuponcteurs ne sont pas autorisées. Les ordonnances pour des analyses peuvent être individuelles pour chaque patient ou s’appliquer à un grand nombre d’individus (ordonnance collective). À moins d’une indication contraire par le médecin, la période de validité des ordonnances n’est pas limitée dans le temps.

Les ordonnances effectuées par des médecins exerçant à l’extérieur du Canada ne sont généralement pas acceptées, sauf pour des raisons particulières (ex. voyageur nécessitant ponctuellement un contrôle régulier pour une analyse). En cas de séjour prolongé, une nouvelle ordonnance par un professionnel de la santé québécois autorisé pourra être exigée.

Préparation pour le prélèvement

La majorité des analyses de laboratoire ne requièrent pas de préparation particulière avant un prélèvement sanguin. Lorsque nécessaire, le laboratoire indiquera les précautions de base quant à la préparation pour les analyses, mais en dernier ressort, c’est le médecin traitant qui doit spécifier toute exigence particulière. Certaines activités peuvent affecter les résultats comme l’exercice physique récent ou excessif, la prise insuffisante de liquides (déshydratation) ou encore, chez certains individus, l’activité sexuelle (mesure de l’APS / PSA). Il est important d’informer le personnel du centre de prélèvement de toute déviation aux exigences particulières pour que ces informations apparaissent au rapport final et facilite son interprétation (non à jeun ou jeûne d’une durée plus courte, heure de la dernière prise de certains médicaments avant le prélèvement, etc.). N’oubliez pas d’apporter l’ordonnance signée par le professionnel de la santé!

Conditions de jeûne

Le jeûne n’est que rarement requis pour une interprétation adéquate des résultats. La prise d’aliments peut surtout faire augmenter le taux de glucose et de triglycérides nécessaire au calcul du cholestérol-LDL (mauvais cholestérol). Cependant, la mesure automatique du taux d’hémoglobine glyquée lorsque le taux de glucose est élevé, ou encore le calcul de la fraction de cholestérol non-HDL, comme recommandé maintenant par la Société canadienne de cardiologie permettent tout aussi bien d’établir le diagnostic et le suivi du diabète ou des désordres du cholestérol sur un prélèvement non-à-jeun.

Déroulement du prélèvement

Après vous être dûment identifié à l’aide d’une carte officielle avec photo, on vous invitera à vous asseoir confortablement dans une chaise à prélèvement légèrement inclinée. On prélève généralement le sang dans une veine du bras. Après s’être lavé les mains, la préposée aux prélèvements entourera brièvement votre bras d’un garrot (bande élastique) afin de rendre les veines plus visibles. Il est possible qu’on vous demande également de serrer temporairement le poing pour faire saillir les veines davantage. Elle nettoiera et désinfectera la peau avant d’insérer un barillet avec aiguille dans la veine. Le barillet permettra de remplir tous les tubes de sang nécessaires sans avoir à changer l’aiguille. Dans certains cas où les veines des deux bras sont difficiles à utiliser, on pourra procéder à un prélèvement en bout de doigt par une technique dite de « micro-méthode ». Cette approche qui utilise des tubes à prélèvement plus petits est souvent privilégiée chez les très jeunes enfants. Lorsque tous les prélèvements ont été effectués, on retire l’aiguille. Une légère pression est appliquée sur la région où on a inséré l’aiguille jusqu’à ce que le saignement cesse. Il se peut qu’on y mette un petit pansement adhésif.

Une étiquette portant votre nom et d’autres informations pertinentes sera par la suite apposée sur chaque tube utilisé. Il est de la plus haute importance que vous vous assuriez que chaque tube est bel et bien identifié à votre nom.

Effets secondaires

Les prélèvements sanguins n’engendrent habituellement aucun effet secondaire. Certains patients ressentent une petite piqûre ou brûlure lors de l’insertion de l’aiguille dans la veine de l’avant-bras. D’autres ressentent un léger malaise vagal lors du retrait de l’aiguille. Dans de très rares situations, surtout lors de prélèvements difficiles (veines fuyantes, aiguille qui se déplace) il pourra se former un peu d’enflure ou une ecchymose au point de prélèvement qui disparaîtra en quelques jours.

Quantité de sang prélevé

Les quantités de sang prélevé sont très faibles. Un tube à bouchon lavande pour la formule sanguine complète contient 4 millilitres, soit mois d’une cuillerée à thé de sang alors que les tubes les plus gros pour les bilans biochimiques et autres tests contiendront environ une cuillerée à thé et demie de sang. Un bilan sanguin élaboré incluant 4 à 5 tubes de prélèvement nécessitera au total à peine une cuillerée à table de sang (15 mL); une bien petite fraction des quelque 4 à 5 litres de sang que contient notre corps.

Les tubes utilisés lors du prélèvement sont caractérisés par la couleur de leur bouchon. Cette couleur indique la présence dans le tube de substances soit pour empêcher la coagulation du sang (bouchon lavande, vert ou bleu) ou encore pour favoriser une coagulation plus rapide (bouchon jaune ou rouge). Certains tubes contiennent également un gel qui facilite la séparation entre la partie liquide du sang (sérum ou plasma) et les cellules retenues dans le caillot (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

Il existe un ordre strict d’utilisation des tubes afin d’empêcher que les anticoagulants contenus dans un tube ne puissent contaminer le prochain tube. Le personnel des points de service Biron est très habitué à respecter la séquence prédéfinie : tube à bouchon bleu en premier suivi de celui à bouchon jaune ou rouge, ensuite le vert, puis le lavande, etc. Chaque tube doit être immédiatement inversé à plusieurs reprises pour bien mélanger le sang avec, selon le cas, l’anticoagulant ou l’accélérateur de coagulation.

Stabilisation des spécimens

Dépendant des analyses prescrites et de la distance entre le point de prélèvement et le laboratoire, les tubes de sang devront être stabilisés. Les tubes contenant du sang anticoagulé (bouchon lavande ou bleu) seront généralement réfrigérés jusqu’à leur utilisation au laboratoire. Les tubes à sérum (bouchon jaune ou rouge) devront pour leur part être centrifugés rapidement pour permettre la séparation du sérum avant leur réfrigération. Les meilleures pratiques de stabilisation des spécimens précisent que la température des contenants servant à acheminer les tubes du point de prélèvement jusqu’au laboratoire soit monitorée pour éviter toute exposition des spécimens à des températures chaudes ou froides inappropriées.

La pratique courante dans plusieurs points de prélèvement consistant à réfrigérer les spécimens AVANT de les acheminer dans un laboratoire central où le sérum sera séparé du caillot peut interférer avec certains dosages, en particulier, celui du potassium, un électrolyte vital. En effet, la réfrigération du sang total peut entraîner des résultats de potassium faussement élevés. Ces résultats erronés soulèvent souvent des inquiétudes et nécessitent la reprise du test sur un nouveau spécimen. Chez Biron, nos professionnels de la santé veillent à ce que toutes les conditions de stabilisation soient bien respectées, avant et pendant le transport à notre laboratoire central.