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Anti-TPO, anticorps anti-thyroperoxidase, anticorps anti-peroxidase

Anti-microsome (TPO)

Certaines maladies thyroïdiennes fréquentes surviennent lorsque le système immunitaire se dérègle et produit des anticorps contre sa propre glande thyroïde. Les anticorps anti-microsome ou anti-TPO (anti-thyroperoxidase) sont les auto-anticorps les plus souvent mis en cause.

Des taux normaux d’anticorps anti-microsome ont peu de signification clinique. Des taux modérément élevés se retrouvent dans des maladies thyroïdiennes avec hypothyroïdie comme la thyroïdite d’Hashimoto ou le myxœdème primaire autant que des atteintes avec hyperthyroïdie (maladie de Graves). En présence de résultats de tests de fonction thyroïdienne anormaux (TSH, T4, T3), des auto-anticorps positifs indiquent la nature probable de l’atteinte de la glande thyroïde. 

Chez les individus avec tests de fonction thyroïdienne normaux, la présence d’anticorps anti-microsomes indique un risque éventuel de développer une maladie de la thyroïde. 

En général, plus la concentration des anticorps est élevée, plus le risque de développer une atteinte auto-immune de la thyroïde est important. La présence d’anticorps anti-microsome chez une femme enceinte accroît le risque d’hypo ou hyperthyroïdie chez le fœtus et le nouveau-né. 

Des anticorps anti-microsomes peuvent également être retrouvés dans d’autres maladies auto-immunes comme le diabète de type 1 (diabète juvénile), l’anémie pernicieuse, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux disséminé (LED).

Mot de la semaine

Vitamine D

La vitamine D est essentielle à une bonne santé osseuse et possiblement à d’autres fonctions importantes dont une protection contre des maladies autoimmunitaires et des cancers. Ce test mesure les réserves totales de vitamine D3 (produite par l’exposition au soleil et retrouvée dans les suppléments d’origine animale) et D2 (d’origine végétale, retrouvée dans la plupart des suppléments). Une faible exposition au soleil, certains médicaments, de la malnutrition ou malabsorption intestinale constituent les causes les plus fréquentes de déficience en vitamine D. 

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