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Immunoglobulines G

IgG

Les IgG (immunoglobulines G) représentent 70 à 80 % des anticorps présents dans le sang. Elles sont produites pendant l’exposition initiale à l’antigène (souvent une bactérie ou un virus) puis augmentent en quelques semaines avant de se stabiliser. L’organisme conserve un « catalogue » d’IgG qui pourront être produites rapidement en cas d’exposition au même antigène. Les IgG constituent donc la base de l’immunité à long terme et de la vaccination. Les taux d’IgG s’interprètent en tenant compte du taux des IgA et IgM, les deux autres classes principales d’anticorps.

Des IgG basses peuvent êtres dues à des causes génétiques, mais le plus souvent elles sont secondaires à des difficultés de production de tous les types d’immunoglobulines (médicaments comme les immunosuppresseurs, complications du diabète ou insuffisance rénale, etc.) ou secondaires à des pertes de protéines via les reins, les intestins ou la peau. La production incontrôlée d’une autre classe d’immunoglobulines comme IgA ou IgM (myélome multiple) entraîne souvent une baisse marquée des autres classes.

Des élévations (polyclonales) des IgG se rencontrent dans les infections aiguës et chroniques, les maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, lupus), la cirrhose du foie, etc. Des élévations isolées des IgG (monoclonales) peuvent être de cause indéterminée (MGUS) ou associées à un myélome multiple, une leucémie lymphoïde chronique ou un lymphome.

Mot de la semaine

Rubéole IgG

Lorsque l’organisme est infecté par le virus de la rubéole, il se défend en produisant en séquence deux types d’anticorps : d’abord des IgM qui apparaissent 3 à 7 jours après l’apparition des symptômes et sont présents pendant quelques semaines, puis des IgG qui apparaissent quelques jours après les IgM et vont perdurer pendant toute la vie. Les IgG confèrent l’immunité à long terme, que ce soit suite à une infection antérieure au virus ou suite à une vaccination.

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