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Démystifier le cancer de la prostate pour mieux le combattre

Dr Nicolas Tétreault, Biochimiste clinique, Ph. D., FCACB, CSPQ
Dr Nicolas Tétreault, Biochimiste clinique, Ph. D., FCACB, CSPQ
Directeur scientifique et innovation
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La prostate est une petite glande située sous la vessie et devant le rectum qui est associée à l’appareil reproducteur de l’homme. Elle a la taille d’une noix chez l’homme plus jeune, mais augmente de volume à partir de la cinquantaine.

Au Canada, le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez l’homme et la deuxième cause de décès par cancer après celui du poumon. [1] Au cours de sa vie, 1 homme sur 9 en sera atteint et 1 sur 29 en mourra. [2] Le cancer de la prostate est un cancer à évolution lente et généralement sans danger tant qu’il est confiné à la prostate. Certaines formes sont cependant plus agressives et doivent être traitées. Comme pour tout cancer, plus il est détecté tôt, plus il sera traité avec succès.

Causes du cancer de la prostate

On connaît mal les causes du cancer de la prostate. Celui-ci débuterait par des modifications des chromosomes (ADN) de certaines cellules de la prostate qui les inciteraient à se multiplier plus rapidement jusqu’à remplacer les cellules normales. Certaines cellules cancéreuses peuvent par la suite se détacher et envahir les tissus à proximité et éventuellement à distance (métastases). [3]

Facteurs de risque

Âge

  • Le cancer de la prostate est très rare chez les hommes de moins de 50 ans.

Race

  • Pour des raisons encore méconnues, le cancer de la prostate est plus fréquent et souvent plus agressif chez les hommes de race noire.

Antécédents familiaux

  • Le risque de développer un cancer de la prostate est plus élevé chez les personnes qui ont un proche (parent, frère ou enfant) ayant reçu ce diagnostic. Le risque est également plus élevé s’il y a des antécédents de cancer du sein dans la famille (gènes BRCA1 et BRCA2).

Obésité

  • Les personnes obèses semblent présenter un risque plus élevé de cancer de la prostate et un risque de cancer plus agressif que celles qui ont un poids santé.

Symptômes

Les symptômes du cancer de la prostate ne lui sont pas exclusifs et sont souvent observés en présence d’autres problèmes de santé, en particulier lors d’inflammations courantes de la prostate (prostatites) ou encore d’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), une augmentation non-cancéreuse du volume de la prostate touchant à peu près tous les hommes de plus de 70 ans. [1]

  • Difficultés à uriner*
  • Besoins d’uriner souvent (surtout la nuit), ou urgences urinaires, jet urinaire faible, incapacité à vider complètement la vessie, difficulté à contrôler la vessie (incontinence)
  • Sang dans les urines*
  • Présence de sang dans le sperme
  • Douleurs aux os
  • Perte de poids involontaire
  • Dysfonction érectile

*Également présents dans l’hyperplasie bénigne de la prostate

À lire aussi: Est-ce qu’un résultat anormal d’antigène prostatique spécifique (PSA) signifie que j’ai un cancer de la prostate?

Complications

Métastases

  • Elles peuvent affecter les organes avoisinants, comme la vessie, ou utiliser le sang et les vaisseaux lymphatiques pour se rendre jusqu’aux os (douleurs et fractures) et à d’autres organes.

Incontinence (perte d’urine involontaire)

  • L’incontinence peut résulter autant du cancer que de son traitement.

Dysfonction érectile

  • Elle peut également résulter du cancer et de son traitement (chirurgie, chimiothérapie, hormonothérapie ou radiothérapie). [3]

Prévention

  • Adoptez une alimentation saine riche en fruits et légumes.
  • Faites de l’exercice.
  • Maintenez un poids santé.
  • Vérifiez votre risque individuel de développer un cancer de la prostate auprès de votre médecin. [3]
  • Passez un test de l'antigène prostatique spécifique (APS) à partir de 50 ans (45 ans si vous faites partie d’un groupe à risque). Répétez le test au besoin selon les résultats. [4]

À lire aussi: L’impact de l’obésité sur votre santé

Dépister ou pas avec l’antigène prostatique spécifique (APS)?

L’utilité du dosage de l’APS (PSA) pour le dépistage est loin de faire l’unanimité. Il est bien important de comprendre que ce qui est matière à débat, c’est surtout l’utilisation de l’APS (PSA) pour dépister le cancer de la prostate chez des hommes qui ne présentent pas de symptômes ni de risque particulier. Dans ces conditions, un dépistage positif est attribuable, trois fois sur quatre, à une atteinte bénigne de la prostate ne nécessitant aucune intervention. Autrement dit, le dosage de l’APS (PSA) risque d’alerter le médecin et d’inquiéter le patient alors qu’en réalité, il n’y a en réalité pas de cancer qui se développe.

À lire aussi : Testostérone totale, libre ou biodisponible: comment s'y retrouver?

Pour du soutien professionnel, nous sommes là.

Nous offrons des services qui peuvent aider votre médecin à diagnostiquer le cancer de la prostate et à déterminer le traitement le mieux adapté.

  • APS (PSA) total: Le taux d’APS (PSA) dans le sang indique une augmentation du volume de la prostate, qui peut être d’origine physiologique ou associée à une inflammation ou à un cancer.
  • Rapport APS (PSA) libre/totale: La mesure du rapport APS (PSA) libre/APS (PSA) total est utile pour évaluer le risque de cancer de la prostate chez les patients qui présentent un taux d’APS (PSA) légèrement élevé.
  • Biopsie de la prostate: Cette procédure consiste à analyser au microscope des échantillons de tissus suspects de la prostate.
  • IRM de la prostate: L’IRM est l’examen de choix pour voir la prostate et ainsi déceler d’éventuelles anomalies.

Vous avez une ordonnance médicale pour ces tests? Prenez rendez-vous en ligne ou communiquez avec le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2712.

  1. Société canadienne du cancer, « Qu’est-ce que le cancer de la prostate? ». https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/prostate-cancer/?region=on. [Source consultée en ligne le 17 juin 2021].
  2. Brenner, Darren R. et coll., « Estimations prévues du cancer au Canada en 2020 », CMAJ, vol. 192, le 2 mars 2020. https://cdn.cancer.ca/-/media/files/research/cancer-statistics/2020-statistics/canadian-cancer-statistics/2020-incidence-and-mortality-estimates-for-other-cancers/res-cancerstatistics-canadiancancerstatistics-estimations-prvues-du-cancer-au-canada-en-2020.pdf?rev=b9b9832340fa43a9a538ed60e2f0ea93&hash=98562D8B30CC34421600F2B8E516D43F [Source consultée en ligne le 17 juin 2021].
  3. Mayo Clinic, « Prostate Cancer ». https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/prostate-cancer/symptoms-causes/syc-20353087 [Source consultée en ligne le 17 juin 2021].
  4. Société canadienne du cancer, « Recommandations & directives ». https://www.prostatecancer.ca/Supporting-You/Health-Professionals/Recommendations-and-Guidelines?lang=fr-CA#:~:text=%C3%80%20quel%20%C3%A2ge%20mon%20patient,%C3%A0%20partir%20de%2050%20ans. [Source consultée en ligne le 17 juin 2021].
  5. Collège des médecins du Québec, « Le dépistage du cancer de la prostate ». http://www.cmq.org/publications-pdf/p-3-2013-09-01-fr-depistage-cancer-de-la-prostate.pdf. [Source consultée en ligne le 17 juin 2021].
Dr Nicolas Tétreault, Biochimiste clinique, Ph. D., FCACB, CSPQ
Dr Nicolas Tétreault, Biochimiste clinique, Ph. D., FCACB, CSPQ
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Ayant pratiqué dans les réseaux public et privé et effectuant une vigie constante de l’évolution de la médecine de laboratoire biomédical, Dr Tétreault, biochimiste clinique, se distingue par sa vision novatrice et son expertise unique du marché canadien et américain. Il enseigne notamment à l’Université de Montréal et publie régulièrement des textes destinés au grand public ou aux experts du domaine.