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Les mythes et faits autour de l’ostéoporose

L’ostéoporose est un processus normal lié au vieillissement.

Fait: La déminéralisation osseuse graduelle due au vieillissement débute vers le milieu de la vingtaine et constitue un processus naturel qui ne peut être évité. L’ostéoporose, quant à elle, est une exacerbation de ce processus qui touche une partie importante de la population. Cette exacerbation peut être freinée et même stoppée par le traitement.

Seules les femmes ménopausées peuvent souffrir d’ostéoporose.

Fait : Comme la production d’œstrogène diminue pendant la ménopause, toutes les femmes ménopausées risquent de développer de l’ostéoporose. Cependant, l’ostéoporose touche aussi certaines femmes non ménopausées ainsi qu’un homme sur cinq.

Les fractures osseuses constituent la seule conséquence de l’ostéoporose.

Fait : Les fractures osseuses sont une conséquence non négligeable de l’ostéoporose. Toutefois, certaines conséquences des fractures de la hanche sont encore plus graves. Mentionnons parmi celles-ci l’arythmie cardiaque et l’infarctus, les infections et la pneumonie ainsi que les complications de l’anesthésie. Dans l’année suivant une fracture de la hanche, le risque de décès augmente de 33 % chez l’homme et de 20 % chez la femme. Ce risque persiste encore pendant 10 ans, selon une analyse des dossiers hospitaliers publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

Lire plus : Ostéoporose : stoppons cette voleuse silencieuse !

L’ostéoporose n’est pas si fréquente.

Fait : Selon Ostéoporose Canada, le tiers des femmes et le cinquième des hommes se fractureront la hanche, la colonne vertébrale, le poignet ou l’épaule au cours de leur vie à cause de l’ostéoporose.

L’ostéoporose est visible sur une simple radiographie.

Fait: Seule l’ostéoporose à un stade avancé est visible sur une radiographie ordinaire. L’ostéopénie et l’ostéoporose ne peuvent être diagnostiquées qu’en réalisant une ostéodensitométrie ou une absorptiométrie à rayons X biphotonique (DEXA) de la hanche et de la colonne vertébrale.

Si je souffre d’ostéoporose, mon médecin le verra dans mes résultats d’analyse sanguine.

Fait : L’ostéoporose, même à un stade avancé, n’est pas visible dans les résultats d’analyse sanguine. Le taux de calcium reste normal, et même des épreuves sanguines dites « ésotériques » comme le dosage sérique du C-télopeptide et du propeptide N-terminal du procollagène de type 1 (P1NP) ne permettent pas d’établir le diagnostic.

Il est possible de prévenir l’ostéoporose par l’adoption d’un régime alimentaire riche en calcium et la pratique de l’activité physique.

Fait : L’adoption d’une alimentation riche en calcium et la pratique régulière de l’activité physique sont des aspects essentiels de la prévention de l’ostéoporose, mais ils ne suffisent malheureusement pas. Il faut également cesser de fumer, limiter sa consommation d’alcool, réduire la prise de corticostéroïdes et prendre en charge toute maladie thyroïdienne, parathyroïdienne, intestinale et rénale. Les facteurs génétiques sont des aspects qui échappent à notre volonté, si bien que, dans de nombreux cas, il est justifié de prescrire des médicaments qui protègent la densité osseuse, comme les bisphosphonates.

Le recul de l’ostéoporose est rapidement visible lors d’une ostéodensitométrie de contrôle.

Fait : Il faut compter au moins un an, souvent deux avant d’observer une véritable amélioration de la densité osseuse. Toutefois, il est possible de réaliser certaines analyses sanguines (C-télopeptide, P1NP, etc.) trois et six mois après le début du traitement pour confirmer son efficacité ou son observance par le patient.

Pour du soutien professionnel, nous sommes là pour vous aider.

Nous offrons des services qui peuvent aider votre médecin à diagnostiquer l’ostéoporose et ainsi, à déterminer le bon traitement.

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2714.