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Les troubles digestifs

Fonctionnement du système digestif

une soupe épicée

La digestion est un processus biologique qui dégrade et transforme les aliments que vous consommez en nutriments qui traversent votre paroi intestinale pour entrer dans votre circulation sanguine. Elle commence dans votre bouche, où vous les broyez et mélangez à votre salive, puis elle se poursuit dans votre estomac, qui sécrète des sucs digestifs acides pour dégrader et broyer les aliments pendant quelques heures.

Quand les aliments prédigérés (ou chyme) quittent votre estomac, votre intestin continue de les digérer en ajoutant des sucs digestifs provenant de votre pancréas et vésicule biliaire. Les nutriments qui en résultent traversent la paroi de votre intestin et circulent dans votre sang pour être utilisés par l'organisme. Ce qui n’a pas été absorbé, ajouté aux cellules mortes de votre paroi intestinale, se transforme en matière fécale dans votre côlon.

Causes, symptômes et facteurs de risque

Les troubles du système digestif (gastro-intestinal) sont l’ensemble des problèmes et maladies qui touchent simultanément plusieurs parties de l’appareil digestif, tandis que d’autres n’affectent qu’une seule partie ou un seul organe. Ils sont nombreux, leur cause varie et ils peuvent aussi être attribués à des allergies ou des intolérances alimentaires.

Les troubles digestifs fonctionnels ou la dyspepsie

Les troubles digestifs fonctionnels ne sont pas liés à une maladie digestive ou une lésion organique, mais à un mauvais fonctionnement de votre appareil digestif. Ils se manifestent par des troubles digestifs de l’estomac, ou dyspepsie (perte d’appétit, nausées, brûlures gastriques, éructations, ballonnements) ou des troubles digestifs de l’intestin (ballonnements, gaz intestinaux).

La dyspepsie se manifeste au niveau de l’estomac par une digestion difficile qui provoque des ballonnements, des nausées et l’impression que votre estomac est constamment plein.

Les causes de troubles digestifs fonctionnels peuvent comprendre : un repas copieux difficile à digérer (graisses, épices, aliments acides), la consommation d’aliments sans mastication suffisante (manger trop vite), la consommation de boissons gazeuses ou l’abus d’alcool, et un excès de stress ou d’émotions.

L’aérophagie est causée par une grande quantité d’air dans l’estomac qui provoque des gonflements, des douleurs au niveau de l’intestin et des éructations. En général, elle se manifeste si vous avalez trop d’air lors de vos repas ou quand vous avalez pendant la journée, ou si vous mâchez de la gomme ou vous fumez. Les femmes enceintes sont plus susceptibles de souffrir d’aérophagie.

Le syndrome du côlon irritable (ou colopathie fonctionnelle) se manifeste par des douleurs à l’intestin, ainsi que des ballonnements, des flatulences et des diarrhées. Les facteurs déclenchants sont souvent les mêmes que pour la dyspepsie, et les douleurs sont provoquées par la vitesse à laquelle les aliments progressent dans le côlon (trop lente ou trop rapide). Certains aliments peuvent favoriser les douleurs (légumes secs, choux, ail, oignon, fenouil, céleri, radis, poireaux, artichauts, frites, viandes grasses, sauces et fromages fermentés).

À noter

Bien que les troubles digestifs fonctionnels ne représentent généralement aucun danger, certains signes requièrent une consultation avec votre professionnel de la santé :

  • apparition brutale des troubles digestifs sans cause évidente
  • douleurs abdominales très fortes
  • si les symptômes persistent ou sont trop gênants
  • si les symptômes surviennent en rentrant de voyage
  • si les symptômes surviennent après avoir pris un nouveau médicament
  • difficultés à avaler ou douleur lors de la déglutition
  • nausées ou vomissements entraînant une intolérance alimentaire
  • perte de poids subite
  • présence de sang dans les vomissements ou les selles
  • fièvre
  • déshydratation (crampes, yeux creux, envies d’uriner peu fréquentes)

Facteurs de risque

Nous pouvons tous souffrir de troubles digestifs occasionnels, mais certaines personnes sont plus à risque :

  • les femmes enceintes (l’utérus peut toucher l’intestin et l’estomac au cours de la grossesse, et les changements hormonaux provoquent souvent de la constipation, de la dyspepsie ou des brûlures d’estomac)
  • les personnes qui pratiquent un sport d’endurance (déshydratation, mauvaise alimentation, troubles vasculaires)
  • les personnes anxieuses ou souffrant de dépression
  • les personnes atteintes d’autres maladies chroniques, comme le diabète de type 2, la migraine et l’hypothyroïdie

Maladies du système digestif

Les maladies du système digestif sont nombreuses et peuvent être causées par multiples facteurs. Vous trouverez ci-dessous de l’information sur les causes, symptômes et complications des maladies les plus courantes.

Le reflux gastro-œsophagien pathologique (GERD)

Il se manifeste quand une partie du contenu de votre estomac remonte dans l’œsophage (le conduit reliant la bouche à l’estomac). L’estomac produit des sucs gastriques, des substances très acides qui aident à la digestion des aliments. Or, la paroi de l’œsophage n’est pas conçue pour résister à l’acidité du contenu de l’estomac. Le reflux entraîne donc une inflammation de l’œsophage, qui se traduit par des sensations de brûlure et d’irritation. Avec le temps, il peut s’ensuivre des lésions à l’œsophage.

Causes

Un mauvais fonctionnement du sphincter œsophagien inférieur est habituellement à l’origine du reflux gastrique. Situé à la jonction de votre œsophage et de votre estomac, ce sphincter s’ouvre pour laisser passer la nourriture ingurgitée, puis se referme pour l’empêcher de remonter. Lorsque ce sphincter se dilate de façon inopportune, le contenu de l’estomac monte vers l’œsophage et il y a un reflux.

Le reflux gastro-œsophagien peut également être lié à une hernie hiatale. Dans ce cas, la partie supérieure de l’estomac (située à la jonction de l’œsophage) « remonte » avec l’œsophage dans la cage thoracique par l’orifice du diaphragme (l’orifice hiatal).

Symptômes

  • Sensation de brûlure derrière le sternum, qui irradie vers la gorge
  • Régurgitations
  • Goût acide et amer dans la bouche
  • Voix enrouée, surtout le matin
  • Mal de gorge chronique
  • Asthme
  • Toux chronique, hoquet fréquent
  • Mauvaise haleine
  • Perte de l’émail des dents

Complications

  • Inflammation (œsophagite) qui cause des lésions de l’œsophage responsables d’ulcères (ou plaies) sur la paroi (peut causer une hémorragie)
  • Rétrécissement du diamètre de l’œsophage (sténose peptique), qui entraîne une difficulté à avaler et des douleurs
  • L’œsophage de Barrett, un remplacement des cellules de la paroi de l’œsophage par des cellules qui évoluent normalement dans l’intestin (risque de cancer de l’œsophage)
  • Toux chronique, raucité de la voix
  • Cancer de l’œsophage ou du larynx

L’ulcère gastroduodénal

Appelé ulcère gastrique s’il est situé dans l’estomac, et duodénal s’il se forme dans le duodénum (première partie de l’intestin grêle), cet ulcère est une érosion qui pénètre profondément dans la paroi de votre tube digestif. Il est souvent douloureux parce qu’il entre directement en contact avec l’acide présent dans le tube digestif.

Causes

La bactérie Helicobacter pylori (H. Pylori), une bactérie qui survit à l’acidité, est la principale cause d’ulcères (cause de 60 % à 80 % des ulcères de l’estomac et de 80 % à 85 % des ulcères duodénaux). Elle envahit et perturbe la couche de mucus qui protège normalement l’estomac et l’intestin grêle de l’acidité.

La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (l’aspirine, ibuprofène) est la seconde cause la plus fréquente d’ulcère au tube digestif. La combinaison d’une infection avec la bactérie H. Pylori et la prise d’anti-inflammatoires augmente le risque d’ulcère de manière synergique (le risque est alors 60 fois plus grand).

Et une production excessive d’acide par l’estomac (hyperacidité gastrique), attribuable au tabagisme, à une consommation excessive d’alcool, à un stress important, ou à une prédisposition héréditaire peut aussi être la cause d'ulcères.

Symptômes

  • Une sensation récurrente de brûlure dans la partie supérieure de l’abdomen
  • En cas d’ulcère de l’estomac, la douleur est aggravée en mangeant ou en buvant
  • En cas d’ulcère duodénal, la douleur s’apaise au moment des repas, mais s’accentue de 1 h à 3 h après avoir mangé et lorsque l’estomac est vide (durant la nuit, par exemple)
  • La sensation d’être vite rassasié
  • Des éructations et des ballonnements
  • Il n’y a parfois pas de symptômes avant la survenue d’une hémorragie

Complications

  • L’ulcère peut causer une hémorragie à l’intérieur du tube digestif (vomissements de sang ou sang dans les selles)
  • Une perforation de la paroi du tube digestif qui peut s’aggraver et causer une péritonite (urgence médicale)

La hernie hiatale

La hernie hiatale se manifeste quand l’estomac remonte en partie à travers une petite ouverture qu’on appelle « hiatus œsophagien », située dans le diaphragme, le muscle respiratoire qui sépare la cavité thoracique de l’abdomen. Il existe deux types principaux de hernie hiatale :

  • La hernie par glissement ou de type I, qui représente environ 85 à 90% des cas. La partie supérieure de l'estomac, c'est-à-dire la jonction entre l’œsophage et l’estomac appelée « cardia », remonte dans le thorax, ce qui cause des brûlures liées au reflux gastro-œsophagien.
  • La hernie paraœsophagienne ou par roulement ou de type II. La jonction entre l’œsophage et l’estomac reste en place au-dessous du diaphragme, mais la partie la plus volumineuse de l’estomac « roule » par-dessus et passe à travers le hiatus œsophagien, formant une sorte de poche. Cette hernie n’entraîne généralement aucun symptôme, mais peut être grave dans certains cas.

Causes

Les causes exactes de la hernie hiatale ne sont pas clairement déterminées. Dans certains cas, elle est congénitale (présente dès la naissance) et causée par une anomalie du hiatus qui est trop large, ou de l’ensemble du diaphragme qui est mal refermé.

Cependant, la grande majorité de ces hernies apparaissent au cours de la vie et sont plus fréquentes chez les personnes âgées. L’élasticité et la rigidité du diaphragme semblent diminuer avec l’âge et le hiatus a tendance à s’élargir, laissant remonter l’estomac plus facilement. De plus, les structures qui attachent le cardia (la jonction gastro-œsophagienne) au diaphragme, et qui permettent de maintenir l’estomac bien en place, s’altèrent également avec l’âge.

Certains facteurs de risque, comme l’obésité ou la grossesse, peuvent également être associés à la hernie hiatale.

Symptômes

Hernie hiatale par glissement

Elle peut parfois provoquer ou aggraver le reflux gastro-œsophagien, donc ses symptômes s’apparentent au reflux :

  • des sensations de brûlure qui remontent le long de l'œsophage (remontées acides),
  • un mauvais goût dans la bouche
  • une toux récurrente
  • des maux de gorge ou un enrouement

Hernie hiatale paraœsophagienne

Elle ne provoque pas de brûlure d’estomac et n’entraîne aucun symptôme, seulement une gêne intermittente.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • des douleurs thoraciques ou gastriques, de type crampes d’estomac
  • une sensation de pesanteur et de ballonnement après les repas donnant l’impression d’avoir trop mangé
  • une gêne respiratoire, c'est-à-dire un essoufflement causé par la compression des poumons par l’estomac
  • une anémie causée par des saignements minimes, mais continus

Les lithiases vésiculaires et la colique biliaire

On nomme lithiase vésiculaire la formation de calculs à l’intérieur de la vésicule biliaire, l’organe qui emmagasine la bile sécrétée par le foie. Les calculs, qu’on appelle parfois des « pierres » ressemblent effectivement à de petits cailloux. Dans la majorité des cas, ils sont composés de cholestérol cristallisé.

La forme, la taille et le nombre des calculs (il peut y en avoir plusieurs centaines) diffèrent d’un individu à l’autre. Ils peuvent être aussi petits qu’un grain de sable ou gros comme une balle de golf.

La lithiase biliaire, ou calcul de la vésicule, est assez répandue et touche de 2 à 3 fois plus de femmes que d’hommes. À partir de 70 ans, de 10 % à 15 % des hommes en sont atteints, ainsi que de 25 % à 30 % des femmes. Le risque d’avoir des calculs biliaires augmente avec l’âge, pour atteindre près de 60 % après 80 ans, probablement en raison de la diminution de l’efficacité des contractions de la vésicule. Les calculs n’entraînent des complications que pour 20 % des personnes.

Une crise de colique hépatique, ou colique biliaire, est causée par le passage d’un calcul de la vésicule dans les voies biliaires qui s’y bloque de manière temporaire, empêchant momentanément la bile de s’écouler. Elle dure en moyenne de 30 minutes à 4 heures. Les douleurs s’estompent lorsque le calcul se déloge spontanément, permettant alors à la bile de s’écouler à nouveau. Les crises peuvent se manifester à n’importe quelle heure du jour, sans événement déclencheur.

Causes

Les calculs biliaires de cholestérol se forment lorsque :

  • la bile contient trop de cholestérol
  • la bile ne contient pas suffisamment de sels biliaires
  • la vésicule biliaire ne se contracte pas régulièrement (la vésicule est alors dite « paresseuse »)

On ne sait pas exactement ce qui déclenche la formation des calculs, mais divers facteurs de risque ont été mis en évidence, l’obésité en étant la plus courante.

Symptômes

Dans la grande majorité des cas, la lithiase biliaire ne provoque pas de symptômes. Les calculs sont donc découverts lors d’un examen de la vésicule, le plus souvent une échographie.

Quand les calculs biliaires provoquent des symptômes, on peut ressentir :

  • une douleur brutale, intense et permanente, à type de broiement ou de torsion, ressentie au milieu ou dans la partie supérieure droite de l’abdomen. La douleur irradie parfois vers l’épaule et l’omoplate droites
  • des nausées et des vomissements

La diverticulose et la diverticulite

À partir de l’âge de 40 ans, il arrive que des diverticules se forment dans le gros intestin. Il s’agit de petites excroissances extérieures, comme de petites « poches » de la taille d’une bille, situées à différents endroits du gros intestin. La diverticulose affecte surtout le côlon ou gros intestin. Toutefois, on peut retrouver des diverticules dans le tube digestif en entier, incluant l’œsophage, l’estomac et l’intestin grêle.

La diverticulite est une inflammation des diverticules liée à une infection. La diverticulose colique est un phénomène courant et, dans les pays occidentaux, on la retrouve chez environ 50 % des personnes âgées de plus de 60 ans. La plupart du temps, les diverticules n’entraînent aucun symptôme. On les découvre souvent lors d’un examen de routine pour d’autres problèmes digestifs. Cependant, une diverticulite (inflammation et infection d’un diverticule) engendre une vive douleur.

Causes

Les diverticules se forment lorsque des zones de faiblesse de la paroi du côlon s’étirent sous la pression. Si la pression entraîne une petite lésion sur la paroi du diverticule, une infection peut survenir. Un style de vie sédentaire, sans activité physique et un régime comprenant trop peu de fibres alimentaires sont souvent en cause.

Symptômes

Diverticulose

La diverticulose ne provoque aucun symptôme. Cependant, lorsqu’un diverticule s’enflamme ou s’infecte, on parle alors de diverticulite.

Diverticulite

  • Douleur intense et soudaine, au bas de l’abdomen, du côté gauche. Parfois la douleur est d’intensité moyenne, variable et augmente progressivement au cours de plusieurs jours
  • Sensibilité de l’abdomen
  • Fièvre
  • Nausée
  • Constipation ou diarrhée

L’appendicite

L’appendicite est une inflammation soudaine de l’appendice — une petite excroissance en forme de ver située au début du gros intestin, du côté inférieur droit de l’abdomen. La crise survient le plus souvent entre l’âge de 10 et 30 ans. Elle touche une personne sur 15, et un peu plus souvent les hommes que les femmes.

L’appendicite doit être traitée rapidement, sans quoi l’appendice pourrait se rompre. Cette situation peut causer une péritonite, c’est-à-dire une infection du péritoine, la mince paroi qui entoure la cavité abdominale et qui contient les intestins. Une péritonite peut, dans certains cas, être fatale et requiert une intervention médicale d’urgence.

Causes

L’appendicite est souvent le résultat de son obstruction par des matières fécales ou de mucus. L’appendice devient alors enflé, colonisé de bactéries et peut éventuellement commencer à se nécroser.

Symptômes

  • Les premiers symptômes de douleur se manifestent généralement près du nombril et évoluent graduellement vers la partie inférieure droite de l’abdomen
  • La douleur s’accentue progressivement au cours d’une période de 6 à 12 heures. Elle finit par se localiser à mi-chemin entre le nombril et l’os pubien, du côté droit de l’abdomen.
  • Lorsqu’on presse sur l’abdomen près de l’appendice et qu’on relâche la pression soudainement, la douleur s’accentue. La toux, un effort comme la marche ou même la respiration peuvent aussi aggraver la douleur

La douleur est souvent accompagnée des symptômes suivants :

  • nausées ou vomissements
  • perte d’appétit
  • faible fièvre
  • constipation, diarrhée ou gaz
  • ballonnement ou rigidité à l’abdomen

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)

MICI est un terme utilisé pour définir les troubles intestinaux inflammatoires chroniques, dont :

La maladie de Crohn, une maladie inflammatoire chronique du système digestif, évolue par poussées (ou crises) et phases de rémission. Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

En cas de maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. Mais le plus souvent, elle s’installe à la jonction de l’intestin grêle et du côlon (gros intestin).

Causes

Les causes exactes de l’inflammation sont inconnues et vraisemblablement multiples, impliquant des facteurs génétiques, auto-immuns et environnementaux.

Facteurs génétiques

Bien que la maladie de Crohn ne soit pas une maladie entièrement génétique, certains gènes peuvent augmenter vos risques d’en être atteint. Comme dans bien d’autres maladies, il semble qu’une prédisposition génétique combinée à des facteurs de l’environnement ou du mode de vie déclenche la maladie.

Facteurs auto-immuns

Comme la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn a des caractéristiques de maladie auto-immune. Les chercheurs pensent que l’inflammation du tube digestif serait liée à une réaction immunitaire excessive de l’organisme contre des virus ou des bactéries présents dans l’intestin.

Facteurs environnementaux

On remarque que l’incidence de la maladie de Crohn est plus élevée dans les pays industrialisés et tend à augmenter depuis 1950. Cela laisse croire que des facteurs environnementaux, probablement liés au mode de vie occidental, pourraient avoir une influence importante sur l’apparition de la maladie. Cependant, aucun facteur spécifique n’a encore été décelé. Plusieurs pistes sont cependant à l’étude.

Symptômes

  • Des douleurs et crampes abdominales fréquentes, qui s'accentuent après les repas
  • Une diarrhée chronique (qui dure plus de 2 semaines)
  • De la fatigue et un malaise général
  • Un faible appétit et une perte de poids, même avec un régime alimentaire équilibré
  • Du sang dans les selles, parfois en quantité importante (hémorragies)
  • Des glaires dans les selles. Les glaires sont un mucus épais et filant ayant la consistance d’un blanc d’œuf
  • Des nausées et des vomissements.
  • Une légère fièvre (de 38 ºC à 40 ºC)
  • Des douleurs aux articulations

La colite ulcéreuse, au même titre que la maladie de Crohn, est une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) du côlon et du rectum. Si la maladie de Crohn peut se déclarer n’importe où dans le tube digestif et atteindre les tissus en profondeur, la colite ulcéreuse est une atteinte superficielle de la muqueuse, qui débute dans votre rectum pour remonter dans votre côlon.

La maladie est diagnostiquée surtout chez les personnes âgées de 30 à 40 ans, mais elle peut se déclarer à tout âge. Les hommes et les femmes en sont atteints dans quasiment les mêmes proportions.

Causes

La colite ulcéreuse est causée par un dérèglement du système immunitaire qui s’attaque aux cellules de son propre organisme.

Les scientifiques pensent que l’inflammation de la muqueuse colorectale est causée par une réaction immunitaire excessive de l’organisme contre des virus ou des bactéries présents dans l’intestin. Selon l’hypothèse la plus probable, cette réaction auto-immune serait dirigée contre les bactéries « inoffensives » normalement présentes dans le tube digestif (la flore intestinale).

La colite ulcéreuse pourrait également être liée à des facteurs environnementaux non encore élucidés. Le stress et les intolérances alimentaires peuvent déclencher les symptômes chez certaines personnes, mais ces facteurs ne seraient pas à l’origine de la maladie.

Symptômes

Les symptômes apparaissent par crises :

  • des crampes abdominales douloureuses, surtout dans le bas ventre
  • du sang dans les selles
  • une diarrhée chronique
  • des selles fréquentes, même durant la nuit
  • un besoin urgent de déféquer, même s’il y a peu ou pas de selles à évacuer (ténesme rectal)
  • une perte de poids en raison d’un appétit réduit et d’une mauvaise absorption des nutriments dans l’intestin
  • de la fatigue
  • de la fièvre

Complications possibles

  • Une obstruction du tube digestif. L’inflammation chronique peut entraîner un épaississement de la paroi du tube digestif, pouvant mener à un blocage partiel ou total du tube digestif
  • Des ulcères dans la paroi du tube digestif
  • Dilatation du côlon et perforation
  • Des plaies autour de l’anus (des fistules, des fissures profondes ou des abcès chroniques)
  • Des hémorragies du tube digestif, rares, mais parfois graves
  • Les personnes atteintes de la maladie de Crohn au côlon ont un risque légèrement accru de développer un cancer du côlon
  • Un retard de croissance et de puberté chez les enfants et les adolescents
  • Une anémie ferriprive
  • D’autres problèmes de santé, comme de l’arthrite, des affections de la peau, une inflammation des yeux, des ulcères buccaux, des calculs rénaux ou des calculs biliaires

La maladie cœliaque

L’allergie cœliaque est une maladie chronique de l’intestin déclenchée par la consommation de gluten, un mélange de protéines contenues dans certaines céréales (blé, orge, seigle). Pour une personne atteinte de cette maladie, l’ingestion de gluten entraîne une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle, qui crée une inflammation et endommage la paroi intestinale. Si l’inflammation persiste, l’intestin abîmé devient incapable d’absorber certains nutriments, vitamines et minéraux. Il peut s’ensuivre une malnutrition malgré une alimentation normale.

L’expression « intolérance au gluten » est souvent utilisée pour la décrire, mais la maladie cœliaque n’est pas une intolérance alimentaire, c’est une réaction anormale du système immunitaire.

Causes

Les causes de la maladie cœliaque ne sont pas encore complètement déterminées. Un dérèglement du système immunitaire lié à une prédisposition génétique semble en favoriser l’apparition. L’exposition de l’intestin au gluten, reconnu comme le principal facteur déclencheur, enclenche un processus immunitaire qui endommage la muqueuse intestinale entraînant ainsi la malabsorption des nutriments.

Selon l’état des recherches actuelles, presque toutes les personnes atteintes de la maladie cœliaque possèdent les gènes HLA de type DQ2 ou DQ8, mais d’autres gènes pourraient aussi être responsables.

Complications

Sans l’adoption d’une diète sans gluten, la maladie cœliaque, dans ses formes les plus graves, peut avoir plusieurs conséquences sur la santé. Les complications les plus fréquentes sont liées à la mauvaise absorption des nutriments dans l’intestin :

  • malnutrition (causée par la malabsorption des nutriments dans l’intestin)
  • intolérance au lactose
  • anémie (causée par une mauvaise absorption du fer)
  • pstéoporose (causée par une mauvaise absorption du calcium et de la vitamine D)
  • calculs rénaux (faible risque de calculs rénaux qui est causé par une absorption anormale des oxalates)

Diagnostic

La gastro-entérologie est la spécialité médicale qui s’occupe de l’étude du tube digestif et de la prise en charge de ses maladies. Dans la recherche, des progrès majeurs ont été réalisés ces dernières années dans le diagnostic, le traitement et l’exploration des maladies digestives.

Biron vous offre tous les tests de radiologie médicale à la fine pointe de la technologie nécessaires pour aider votre professionnel de la santé à diagnostiquer vos troubles digestifs.

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 800 463-7674.

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