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La consommation d’alcool

Les limites de consommation

une coupe de vin blanc

L’alcool est un neurodépresseur (drogue) qui ralentit le fonctionnement du système nerveux central de votre organisme. Si une petite quantité d’alcool peut offrir certains bienfaits pour votre santé, boire à l’excès peut, à l'inverse, provoquer de graves problèmes de santé.

Au cours des deux dernières décennies, les recherches médicales sur les effets bénéfiques de l’alcool ont été nombreuses et souvent contestées, et elles n’ont pas encore démontré un lien direct entre la consommation d’alcool et les bienfaits sur la santé, à court ou à long terme. Chose certaine, tout effet protecteur dépend de certains facteurs, notamment :

  • une consommation de légère à modérée (consultez les Directives du Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances)
  • les bienfaits sont plus évidents chez les personnes âgées de 60 ans et plus
  • l’effet protecteur ne touche pas les jeunes
  • les femmes (à partir de la ménopause) et les hommes (à partir de la quarantaine) peuvent en bénéficier
  • pour profiter des bienfaits de l’alcool, il faut étaler sa consommation (1 verre par jour pour 7 jours et non pas 7 verres dans une journée)
  • il est préférable de boire pendant un repas plutôt que de boire à jeun

Au-delà des limites recommandées, la consommation d’alcool (bière, vin, spiritueux) augmente les risques de nombreuses maladies comme les troubles cardiovasculaires, de nombreux types de cancers et la cirrhose.

L’alcool et votre santé : risque ou bénéfice?

Dépendance (aucun bénéfice)

L’alcool peut créer une dépendance physique et psychologique difficile à traiter qui peut entraîner de graves problèmes de comportement et de santé mentale ou physique. Au Canada, une personne sur vingt qui boit de l’alcool en est dépendante.

Maladies coronariennes

Les maladies coronariennes sont causées par un rétrécissement des artères de votre cœur. Le dépôt de plaques athéromateuses dans vos vaisseaux sanguins empêche le sang de circuler librement. Votre cœur ne reçoit alors plus suffisamment d’oxygène pour fonctionner normalement, ce qui peut mener à l’angine ou à l’infarctus.

Bénéfice : Une consommation régulière d’alcool, de légère à modérée, offre une protection partielle contre ces maladies, à partir de la quarantaine. L’alcool augmente le taux de bon cholestérol dans le sang et réduit la formation de plaques athéromateuses.

Risque : La consommation excessive d’alcool a l’effet inverse et augmente de 40 % votre risque de maladie coronarienne.

Accident vasculaire cérébral (AVC)

L’AVC est causé par l’interruption de votre flot sanguin au cerveau par un caillot (accident ischémique) ou la rupture d’un vaisseau sanguin (accident hémorragique).

Bénéfice : Les effets bénéfiques d’une consommation légère à modérée sont moins évidents. Selon certaines études, elle a un effet protecteur contre les accidents ischémiques parce que l’alcool réduit le risque de formation de caillot. Par contre, même une consommation légère peut augmenter le risque d’accident hémorragique, puisque l’alcool éclaircit le sang.

Risque : Comme dans le cas des maladies coronariennes, la consommation excessive d’alcool augmente manifestement le risque de subir un AVC.

Cancer – risque prouvé

À ce jour, les recherches ne démontrent aucun effet bénéfique (prévention ou traitement) sur le cancer. Bien au contraire, le lien entre la consommation d’alcool et certains types de cancers (bouche, gorge, larynx, œsophage, sein, foie et côlon) est clairement prouvé, même si la consommation est modérée.

Foie

La consommation d’alcool est l’un des principaux facteurs de risque de cancer du foie. Boire de façon excessive endommage vos tissus et peut mener à la cirrhose. Or, le cancer du foie est l’une des complications fréquentes des cas de cirrhose.

Fonctions cognitives

L’usage excessif de l’alcool nuit au bon fonctionnement de votre cerveau et cause de sérieux problèmes cognitifs (mémoire, attention, concentration).

Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF)

Le TSAF est une lésion du cerveau qui affecte un fœtus exposé à l’alcool. C’est un dommage permanent dont les effets comprennent des déficiences physiques et mentales ainsi que des problèmes de comportement et des difficultés d’apprentissage.

Si vous consommez de l’alcool pendant votre grossesse, vous risquez de donner naissance à un bébé atteint de TSAF. À noter que personne ne sait quelle quantité exacte d’alcool nuit au développement du bébé, mais une chose est sûre : l’alcool que vous consommez se rend rapidement à votre bébé par le sang. Les conséquences de l’alcool sur le développement d'un bébé varient selon l’étape de la grossesse, la quantité consommée, les habitudes de consommation et l’état de santé de la femme enceinte. La consommation excessive occasionnelle (grande quantité d’alcool en un court laps de temps) est particulièrement néfaste pour le développement du bébé.

Directives sur la consommation d’alcool à faible risque

Publiées par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, les Directives de consommation d’alcool à faible risque (DCAFR) du Canada offrent des conseils utiles pour modérer votre consommation d’alcool et en réduire les méfaits. Les Directives recommandent au plus 2 verres par jour ou 10 verres par semaine pour les femmes, et au plus 3 verres par jour ou 15 verres par semaine pour les hommes, avec éventuellement un verre de plus lors d’occasions spéciales.

Qu’est-ce qu’un « verre »?
  • Bière (5 % d’alcool) : 341 ml (12 oz)
  • Vin (12 % d’alcool) : 142 ml (5 oz)
  • Cooler ou cidre (5 % d’alcool) : 341 ml (12 oz)
  • Spiritueux (40 % d’alcool) : 43 ml (1,5 oz)

L’alcool et votre sommeil

Même en petites quantités, l’alcool peut certainement vous aider à vous endormir plus facilement et à rester endormi, sans réveils, pendant les premières heures de la nuit. Mais il perturbe considérablement le cycle normal de votre sommeil et il amplifie certains troubles du sommeil comme les apnées, les hypopnées et l’insomnie chronique. Il est donc un faux ami de votre sommeil!

L’alcool bouleverse le stade le plus important de votre sommeil, soit le sommeil paradoxal considéré comme étant le plus réparateur. Les perturbations de ce stade du sommeil peuvent provoquer une somnolence diurne et des problèmes de concentration et de mémoire.

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Statistiques sur la consommation d’alcool

  • En 2017, 19,0 % des Canadiens âgés de 12 ans et plus (soit environ 5,8 millions de personnes) ont déclaré que leur consommation d’alcool pouvait être considérée comme étant abusive.
  • La proportion des personnes âgées de 12 ans et plus ayant déclaré une consommation d’alcool les classant dans la catégorie des consommateurs abusifs d’alcool est demeurée stable entre 2015 et 2016.
  • Dans l’ensemble, les hommes étaient plus susceptibles (23,8 %) d’avoir eu une consommation abusive d’alcool que les femmes (14,2 %) en 2016.
  • L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2016 comprenait des questions sur la consommation d’alcool au cours de la semaine précédente. Selon les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada, 16,6 % de la population canadienne consomme de l’alcool à un niveau qui présente un risque pour la santé à long terme.
  • Le groupe d’âge des personnes âgées de 18 à 34 ans, des deux sexes combinés, avait la proportion la plus élevée de consommateurs abusifs d’alcool. Dans ce groupe d’âge, 34,4 % des hommes et 23,4 % des femmes consommaient de l’alcool de façon abusive.
Au Québec (2009-2010)

(MSSQ)

  • Près de 83,0 % de la population de 12 ans et plus affirme avoir consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois.
  • La majorité (69,0 %) de ces personnes affirment consommer de l’alcool régulièrement, soit au moins une fois par mois.
  • 17,2 % de la population affirme ne pas avoir consommé d’alcool au cours des 12 derniers mois.
Femmes
  • 80,2 % de la population des femmes de 12 ans et plus affirme avoir consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois, dont plus du quart en consomme occasionnellement.
  • 19,8 % des femmes de 12 ans et plus affirment ne pas consommer d’alcool.
  • Une plus grande proportion de femmes que d’hommes affirment ne pas avoir consommé d’alcool au cours des 12 derniers mois.
Hommes
  • 85,5 % de la population des hommes de 12 ans et plus affirme avoir consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois, dont la majorité en consomme régulièrement.
  • 14,5 % des hommes de 12 ans et plus affirment ne pas avoir consommé d’alcool au cours des 12 derniers mois.
  • Les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à affirmer qu’ils consomment de l’alcool régulièrement.
  • Un écart important entre les sexes se retrouve chez les buveurs occasionnels, la proportion des hommes étant près de deux fois moins élevée que celle des femmes dans cette situation.

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 800 463-7674.

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