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Santé A à Z  —  6 minutes

Quand le feu de la COVID-19 cache le foyer des ITSS

12 août 2021
Équipe Biron
Équipe Biron
info@biron.com

Ce n’est pas un secret ni une surprise, la lutte contre la pandémie a mobilisé toutes les forces de la santé publique. De nombreuses ressources, tant humaines que matérielles, ont été détournées de leur mission première pour soutenir le combat contre le virus. Par ailleurs, les mesures de confinement ont engendré plus de difficultés pour la population à accéder à certains services, notamment de dépistages. De fait, de nouvelles éclosions d’infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS) sont probablement passées sous le radar et une flambée de cas d’infections dans les mois à venir est à craindre.

Les symptômes variés et peu plaisants des ITSS

Les ITSS sont nombreuses et représentent des sévérités et des symptômes différents. Voici un petit rappel pour les principales d’entre elles [1] :

Les répercussions de la pandémie sur le dépistage des ITSS

La question du dépistage est cruciale dans la mesure où, pour nombre de ces infections, les symptômes ne sont pas toujours évidents à détecter ou mettent du temps à apparaître. Ainsi, les femmes et hommes peuvent être porteurs d’un virus sans même le savoir. De plus, la COVID-19 a complexifié la lutte face aux ITSS. En effet, puisque les ressources (laboratoires, écouvillons et spécialistes des maladies infectieuses) pour détecter les infections à ces deux virus sont les mêmes, de nombreux rendez-vous de dépistage ont dû être reportés jusqu’à la levée graduelle des restrictions. [2]

Les derniers chiffres, pour Montréal, montrent une augmentation de déclarations d’ITSS de 70 % en juin 2021 par rapport au début de la pandémie. Les ITSS seraient également en augmentation dans le reste de la province et du pays. Cependant, est-ce que cette hausse est due au déconfinement ou à l’absence de tests pendant la pandémie? « Il faudra attendre plusieurs mois avant de le confirmer », prévient la Dre Sarah-Amélie Mercure, spécialiste en santé préventive à la Direction régionale de santé publique de Montréal. [3] Il est en effet encore trop tôt pour déterminer si ces infections ont eu lieu durant la pandémie et ont été détectées tardivement ou si elles résultent d’une explosion récente de cas due au déconfinement et à la multiplication d’activités sexuelles non protégées.

Par ailleurs, la syphilis serait la plus active sur le territoire québécois, mais on constate aussi une forte recrudescence du VIH. La Société canadienne du sida estime que 14 000 personnes vivraient aujourd’hui au Canada avec le sida sans le savoir, dont 3 000 pour le seul Québec. Gary Lacasse, directeur général de la société canadienne du sida, estime que la hausse des cas de transmission non détectés serait de 14 à 20 %. De fait, ces personnes inconscientes de leur contamination augmentent les risques de transmettre à leur tour le virus lors d’activités sexuelles non protégées.

Les jeunes plus touchés

Le Dr Réjean Thomas, spécialiste dans la lutte aux ITSS, constate aussi que les malades sont plus jeunes. « On leur a dit de mettre le masque; on ne leur a pas dit de mettre le condom! » regrette-t-il. Et, alors que les organismes internationaux de santé publique prévoyaient d’éradiquer le sida d’ici 2030, la pandémie pourrait nettement retarder cette échéance. [4]

La question de la prévention

La Dre Mercure constate que seulement 60 % des jeunes affirment avoir utilisé un préservatif (condom, digue dentaire) lors de leur dernier rapport sexuel d’un soir. Elle rappelle donc que le préservatif reste le moyen le plus efficace pour prévenir les ITSS, même s’il ne protège pas de tout à 100 %. En effet, seule l’abstinence totale est synonyme de sécurité, mais un peu radicale, il faut en convenir.

Il convient d’adopter des comportements sécuritaires, surtout chez les plus jeunes, en se protégeant et en limitant son nombre de partenaires (et de risques de contamination). L’idéal étant de réaliser un test avant chaque nouveau partenaire et d’être monogame jusqu’à la fin de la relation. Il est fortement conseillé d’effectuer un dépistage immédiat en cas de doute. Enfin, à la suite d’un dépistage positif, un suivi médical doit être effectué au plus vite, car une infection soignée à temps augmente nettement les chances de guérison. Il est aussi possible de se faire vacciner contre les hépatites A et B et le VPH.

Pour du soutien professionnel, nous sommes là .

Nous offrons une vaste gamme de services liés aux ITSS. Les résultats des tests de dépistage de la chlamydia, de la gonorrhée, de la syphilis, de l’hépatite B et du VIH sont disponibles en moins de 24 h. Une ordonnance d’un médecin est nécessaire.

Vous avez une ordonnance médicale en main pour l’un de ces tests? Prenez rendez-vous en ligne ou joignez le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2712.

Sources4
  1. Santé Québec. (2016, 22 juin). Infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/itss
  2. INSPQ. (2020, 15 juillet). Veille scientifique ITSS et COVID-19. https://www.inspq.qc.ca/espace-itss/veille-scientifique-itss-covid-19
  3. Radio-Canada (2020, 9 juillet). Les ITSS en hausse à Montréal depuis le début du déconfinement. https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/188208/itss-maladies-transmissibles-sexuellement-condom-prevention-pandemie?fbclid=IwAR0k59sMok_4CUZy05O9wlqi5ribts9PLU7AL4mfnJOFU5Z9ZuxjqyJqTt0
  4. 24H Montréal. (2021, 16 juillet). Dépistage du VIH : des milliers de gens séropositifs l’ignorent au Québec. https://www.24heures.ca/2021/07/16/depistage-du-vih-des-milliers-de-gens-seropositifs-lignorent-au-quebec-1
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