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Le tabac

L’impact du tabagisme sur votre santé

une cigarette éteinte dans un cendrier

Selon un rapport de Santé Canada (2015-2016), 4,6 millions de Canadiens font encore l’usage du tabac. Et si la tendance est à la baisse depuis les deux dernières décennies, le tabagisme demeure la principale cause évitable de maladies et de décès précoces au Canada.

L’usage du tabac entraîne de nombreuses maladies chroniques graves et mortelles, dont certains types de cancer (poumon), des maladies respiratoires chroniques comme la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et des maladies cardiaques.

Le tabagisme a aussi des effets négatifs considérables sur votre qualité de vie et votre bien-être, notamment :

  • mauvaise haleine
  • fatigue
  • diminution de votre niveau d’énergie
  • diminution de votre goût et odorat
  • toux constante
  • souffle court
  • problèmes de fertilité
  • problèmes menstruels
  • problèmes érectiles

Chaque année, plus de 50 % des fumeurs de longue durée meurent prématurément de maladies liées au tabagisme. De plus, le tabagisme peut nuire à la santé des non-fumeurs qui sont exposés à la fumée secondaire.

La fumée du tabac – un cocktail toxique

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déterminé que la fumée de cigarette est composée de plus de 4000 produits chimiques, dont 70 causent, provoquent ou favorisent le cancer. Les plus dangereux sont :

  • la nicotine
  • le goudron
  • le benzène
  • le formaldéhyde
  • l’acide cyanhydrique
  • le monoxyde de carbone

La nicotine : une drogue qui crée une dépendance

Fumer est une dépendance au même niveau que l'accoutumance à l'alcool ou à d’autres drogues comme la cocaïne. La nicotine agit au niveau de votre cerveau et de votre système nerveux, et est l’élément actif du tabac qui déclenche et maintient votre besoin de fumer.

Les effets de la nicotine

La nicotine est absorbée par vos poumons, puis circule dans votre réseau sanguin avant de se rendre au cerveau et à d’autres organes du corps. Après l’avoir inhalée, la nicotine peut atteindre votre cerveau en aussi peu de temps que 10 secondes, et il en résulte plusieurs réactions, notamment une hausse de votre fréquence cardiaque et de votre pression artérielle, un resserrement de vos vaisseaux sanguins qui provoque une chute de température dans vos mains et vos pieds, une modification de vos ondes cérébrales et un relâchement de vos muscles.

Si vous êtes un nouveau fumeur, vous pourriez tousser, être étourdi, et votre gorge pourrait être sèche et irritée. De plus, vous pouvez avoir des nausées, des faiblesses musculaires, des crampes abdominales et des maux de tête. Ces symptômes peuvent s’atténuer au fur et à mesure que vous vous habituez à la nicotine.

Deux types de dépendance

La cigarette provoque deux types de dépendance très importants à distinguer, soit la dépendance psychologique ou comportementale et la dépendance physique ou pharmacologique.

La dépendance psychologique s’établit parce que vous apprenez à associer l’action de fumer à des moments agréables (la fin du repas, une activité mondaine, une conversation téléphonique ou une pause-détente). La nicotine peut aussi vous donner l’impression qu’elle vous réconforte et réduit votre anxiété, vos sentiments d’ennui et votre niveau de stress.

Une dépendance physique s’établit très vite parce que la nicotine entraîne des changements chimiques et biologiques dans votre cerveau. Elle produit des endorphines dans votre cerveau qui sont normalement produites de façon naturelle. Ces « fausses endorphines » vous donneront un sentiment de bien-être ou un regain d’énergie temporaire. Mais à long terme, votre cerveau apprend à produire moins d’endorphines naturelles et vous avez besoin de plus en plus de nicotine pour compenser.

Si vous ne fumez pas pour quelques heures, vous ressentirez des symptômes de sevrage. De nombreuses personnes continuent de fumer afin d’éviter ces sensations désagréables.

Arrêter, c’est possible!

Si vous avez décidé de cesser de fumer, vous avez franchi l’étape la plus importante! Les quelques conseils suivants peuvent vous aider.

  • Dans les vingt minutes suivantes – votre pression sanguine diminue à un niveau similaire à celui d’avant la dernière cigarette
  • Après huit heures – le taux de monoxyde de carbone (un gaz toxique) dans votre sang revient à la normale
  • Après vingt-quatre heures – votre risque de crise cardiaque commence à diminuer
  • D’une semaine à trois mois plus tard – les voies respiratoires dans vos poumons se détendent, votre capacité pulmonaire augmente et vous pouvez enfin respirer aisément!
  • D’un à neuf mois plus tard – votre toux diminue et vos poumons fonctionnent encore mieux
  • Un an plus tard – votre risque de maladie coronarienne est réduit de moitié par rapport à celui d’un fumeur
  • Cinq ans plus tard – votre risque d’accident vasculaire cérébral est le même que celui d’une personne qui n’a jamais fumé
  • Dix ans plus tard – votre risque de mourir d’un cancer du poumon est beaucoup plus faible, tout comme celui d’avoir un cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de la vessie, du rein ou du pancréas.
  • Quinze ans plus tard – votre risque de maladie coronarienne est semblable à celui d’une personne qui n’a jamais fumé.

Préparez-vous, planifiez et surtout, n’abandonnez pas!

Les médicaments qui peuvent vous aider

Même si vous n’avez pas l’intention de les utiliser, consultez votre médecin ou votre pharmacien pour vous informer des options pharmaceutiques disponibles. Certains médicaments sont conçus pour aider à réduire les symptômes de sevrage ou pour simplement diminuer votre envie de fumer :

  • les timbres, la gomme et l’inhalateur à la nicotine
  • les médicaments sous ordonnance (Bupropion ou Varénicline)

Choisissez une date

Quand vous avez fermement décidé d’arrêter de fumer, fixez-vous une date d’arrêt qui sera votre première journée sans cigarette. Choisissez une journée relativement libre de tension, où votre routine quotidienne peut vous permettre de consacrer vos efforts à renoncer au tabac. Vous serez ainsi plus à l’abri des facteurs qui vous incitent à fumer.

C’est votre décision

Personne ne peut vous forcer à cesser de fumer, c’est un choix que vous faites pour votre propre santé et votre bien-être.

Quels sont vos facteurs déclencheurs?

Un verre d’alcool, du stress, soulager l’anxiété, quels que soient les facteurs qui déclenchent votre besoin de fumer, sachez les reconnaître et évitez de vous exposer à ces déclencheurs. Il peut être utile de noter que l’envie intense de fumer ne dure généralement que 5 à 6 minutes et que vous pouvez facilement vous distraire jusqu’à ce que la crise soit passée.

Buvez beaucoup d’eau

Buvez beaucoup d’eau pour aider à éliminer plus rapidement la nicotine et les autres substances chimiques de votre organisme. Ajoutez de la glace concassée à votre eau pour apaiser votre désir de fumer.

Respirez profondément

Quand votre désir est intense, respirez profondément 2 ou 3 fois et pensez à quelque chose qui vous fait plaisir pour favoriser la détente.

Bougez!

L’activité physique est indispensable et elle génère des endorphines naturelles. Commencez à améliorer votre condition physique en adoptant un régime modéré d’exercices.

Évitez les gens qui fument ainsi que les endroits où il est permis de fumer

Au cours des premières semaines, vous serez très vulnérable. Rappelez-vous que ce n’est que pour un certain temps, c’est-à-dire le temps d’apprendre à vous faire confiance et à apprécier la vie sans nicotine.

La rechute n’est pas une défaite!

La rechute est une expérience d’apprentissage et elle fait partie de votre processus de cessation. Avec votre nouvelle expérience en main, vous pouvez prévenir les situations qui vous incitent à fumer et les éviter à l’avenir.

Gérez vos symptômes de sevrage

Quand vous cessez de fumer, les taux de nicotine dans votre corps chutent et vous pouvez ressentir des symptômes de sevrage. Bien qu’ils soient peu plaisants, ces symptômes sont temporaires et ils sont un signe que votre corps guérit et que votre dépendance à la nicotine diminue.

Les symptômes de sevrage peuvent être difficiles à tolérer et de nombreux fumeurs ne parviennent pas à cesser de fumer dès leur première tentative parce qu’ils ne sont pas bien préparés. Si vous reconnaissez les symptômes, vous pouvez les gérer et les tolérer avec plus de succès.

En général, votre organisme élimine totalement la nicotine après 4 ou 5 jours. La plupart des symptômes de sevrage se manifestent au cours de la première semaine de cessation et ils disparaissent généralement après deux à quatre semaines. Ils comprennent notamment :

  • désir irrépressible de fumer
  • étourdissements et tremblements
  • maux de tête
  • anxiété et irritabilité
  • nervosité et agitation
  • difficulté à vous concentrer et à dormir
  • problèmes gastro-intestinaux
  • hausse de votre appétit
  • dépression légère

Surtout, soyez patient parce que vous pouvez ressentir le désir de fumer pendant plusieurs mois, même si les symptômes de sevrage ont disparu.

Pour en apprendre davantage sur le tabagisme et les répercussions sur votre santé :

Association pulmonaire du Québec (partenaire de Biron Groupe Santé)

Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 800 463-7674.

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