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Qu’est-ce que l’insomnie ?

Équipe des soins du sommeil
Équipe des soins du sommeil
info@biron.com

L’insomnie se caractérise par une insatisfaction quant à la durée et à la qualité du sommeil causée par une difficulté à s’endormir le soir (insomnie initiale), des réveils fréquents ou prolongés pendant la nuit (insomnie de maintien) ou encore des réveils précoces le matin sans pouvoir se rendormir (insomnie terminale).

C’est l’un des troubles du sommeil les plus fréquents. On estime qu’environ 25 % de la population canadienne éprouve des symptômes d’insomnie. [1] Ce trouble peut toucher tout le monde, même les enfants, mais affecte davantage les femmes, les personnes défavorisées et les personnes en mauvaise santé.

Causes

L’insomnie peut être liée à un événement stressant (problème au travail, deuil, divorce, etc.). On parle alors d’insomnie passagère, bien qu’elle puisse durer plusieurs semaines. Elle se règle généralement avec la disparition du facteur déclenchant.

L’insomnie est souvent provoquée par de mauvaises habitudes de sommeil, comme la consommation de café ou de tabac dans les heures précédant le coucher, la consommation excessive d’alcool, la pratique d’une activité intense tard le soir, un horaire irrégulier ou un environnement perturbateur (bruits, lumière, température, etc.).

Elle peut accompagner des problèmes physiques, comme les maladies cardiaques et pulmonaires, les troubles musculo-squelettiques et les douleurs chroniques, ou des troubles psychologiques, comme la dépression et l’anxiété. Elle peut également être associée à un autre trouble du sommeil, dont l’apnée obstructive du sommeil qui est très souvent diagnostiquée chez les personnes se plaignant d’insomnie ou de sommeil non réparateur.

Symptômes

En plus d’avoir de la difficulté à s’endormir et de se réveiller pendant la nuit ou tôt le matin, une personne souffrant d’insomnie ne se sentira pas reposée le matin. Elle peut également présenter différents symptômes durant le jour, comme de l’irritabilité, une fatigue excessive (physique et mentale), des épisodes de somnolence et des problèmes de concentration. À long terme, le manque de sommeil peut perturber les activités quotidiennes, dégrader la qualité de vie, aggraver les symptômes d’autres maladies et causer des accidents.

Diagnostic

Si les symptômes d’insomnie ne durent que depuis quelques jours, l’adoption d’une meilleure hygiène du sommeil peut se révéler bénéfique. Mais si la difficulté à dormir se manifeste au moins trois nuits par semaine depuis plus de trois mois , l’insomnie est chronique et nécessite une consultation.

Le professionnel de la santé diagnostique habituellement l’insomnie à partir des plaintes du patient. Pour bien cerner le problème, il peut être utile de tenir un agenda du sommeil pendant deux ou trois semaines et d’indiquer quand et dans quelles conditions survient l’insomnie, la gravité des épisodes et leurs conséquences sur la vie quotidienne.

Traitements

L’insomnie chronique requiert un traitement adapté à chaque situation. La première étape est de rechercher la cause et de s’y attaquer. Souvent, les insomnies présentes depuis plusieurs mois nécessitent aussi de réorganiser les habitudes de vie pour favoriser le sommeil. Un accompagnement en hygiène du sommeil peut s’avérer profitable.

Thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I). Il s’agit du premier traitement recommandé pour l’insomnie chronique. Ce type de psychothérapie utilise différentes méthodes pour rétablir le rythme sommeil-réveil et modifier les pensées et les comportements inadéquats. Par exemple, lorsqu’une personne n’arrive pas à dormir et s’inquiète des conséquences de sa mauvaise nuit sur la journée du lendemain, elle peut entrer dans un cercle vicieux que la TCC-I vise à court-circuiter. Une méta-analyse de 20 études ayant évalué son efficacité a montré une amélioration importante du sommeil qui perdure dans le temps, sans conséquence néfaste pour les participants. [2]

Médication. Si l’insomnie persiste, il est possible d’avoir recours à des médicaments. Mais, selon Charles Morin, professeur à l’Université Laval et sommité mondiale en matière d’insomnie, les médicaments n’éliminent pas la cause de l’insomnie et devraient être considérés comme des bouées de sauvetage occasionnelles. [3]

  • Les somnifères, comme les benzodiazépines et les hypnotiques apparentés aux benzodiazépines, peuvent être prescrits pour aider le patient à récupérer un peu, mais pour une courte période (pas plus de trois semaines), car ils présentent des risques de dépendance et perdent leur efficacité après quelques semaines.
  • Les hypnotiques antihistaminiques regroupent la plupart des médicaments en vente libre. Ce ne sont pas des somnifères, mais plutôt des médicaments généralement utilisés pour traiter les allergies qui causent de la somnolence. Toutefois, leur efficacité pour traiter l’insomnie n’est pas clairement démontrée [4], et leurs effets indésirables s’apparentent à ceux des somnifères.
  • La mélatonine est une hormone sécrétée par le cerveau, qui contribue à maintenir le rythme veille-sommeil. Elle existe aussi sous forme synthétique dans plus d’une centaine de produits homologués comme produits de santé naturels au Canada. Bien qu’elle favorise l’endormissement et puisse être bénéfique pour certains troubles du sommeil, son efficacité pour traiter l’insomnie serait limitée. [5]

Pour du soutien professionnel, nous sommes là.

Nous offrons des services qui peuvent aider votre médecin à diagnostiquer les troubles du sommeil et à déterminer le traitement approprié.

Vous avez une ordonnance médicale en main pour un de ces tests? Prenez rendez-vous en ligne ou joignez le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2713.

  1. Chaput, Jean-Philippe, Jessica Yau, Deepa P. Rao et Charles M. Morin. « Prévalence de l’insomnie chez les Canadiens âgés de 6 à 79 ans », Statistique Canada, no 82-003-X au catalogue, Rapports sur la santé, vol. 29, no 12, p. 17-22, décembre 2018, https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2018012/article/00002-fra.htm
  2. Trauer, J.M., M.Y. Qian, J.S. Doyle, S.M. Rajaratnam et D. Cunnington. « Cognitive behavioral therapy for chronic insomnia: a systematic review and meta-analysis », Annals of internal medicine, 163(3), 191-204, 2015.
  3. Proulx, Marie-Hélène. « À la recherche du sommeil perdu », L’actualité, 4 novembre 2020, https://lactualite.com/societe/a-la-recherche-du-sommeil-perdu/
  4. Culpepper Larry et Mark A. Wingertzahn. « Over-the-Counter Agents for the Treatment of Occasional Disturbed Sleep or Transient Insomnia: A Systematic Review of Efficacy and Safety », The Primary Care Companion for CNS Disorders, vol. 17, no 6, 31 déc. 2015, DOI: 10.4088/PCC.15r01798
  5. Costello, Rebecca, Cynthia Lentino, Courtney Boyd, Meghan O'Connell, Cindy Crawford, Meredith Sprenel et Patricia Deuster. « The effectiveness of melatonin for promoting healthy sleep: a rapid evidence assessment of the literature », Nutrition Journal, vol. 13, no 1, p. 106, 2014. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4273450/
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