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Thérapie positionnelle

On qualifie l’apnée obstructive du sommeil de positionnelle lorsque les événements respiratoires se produisent en majorité, voire exclusivement, lorsque la personne dort sur le dos. Dans cette position, la langue a tendance à retomber en arrière, ce qui intensifie l’obstruction des voies aériennes supérieures. La thérapie positionnelle consiste donc à apprendre à dormir sans être allongé sur le dos.

Mais la volonté ne suffit pas toujours à corriger le problème. Certains dispositifs découragent le sommeil en position dorsale et permettent de maintenir la position latérale durant la nuit.

À qui ce traitement s’adresse-t-il ?

Ce traitement s’adresse évidemment aux personnes qui souffrent d’apnée obstructive du sommeil positionnelle (on estime qu’elles représentent plus de la moitié des cas d’AOS). On recommande ce traitement surtout dans les cas d’apnée légère à modérée. Toutefois, chez les patients atteints d’une apnée plus grave nécessitant une ventilation à pression positive continue, le maintien de la position latérale peut contribuer à diminuer la pression nécessaire pour contrôler l’apnée du sommeil.

Qui le prescrit ?

Après avoir effectué le diagnostic d’apnée du sommeil, le médecin formé en sommeil peut suggérer cette thérapie si le test du sommeil (polysomnographie ou pcrs) révèle une AOS positionnelle.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Il existe différents dispositifs pour aider la personne à dormir sur le côté. Bien qu’on doive parfois les utiliser indéfiniment, il arrive qu’ils réussissent à changer le comportement et qu’après quelques mois d’entraînement, ils ne soient plus nécessaires.

Certains visent à rendre la position dorsale inconfortable afin d’empêcher le patient de dormir dans cette position. On peut même en fabriquer un soi-même en cousant une poche avec une balle de tennis dans le dos de son pyjama. Malheureusement, cette solution est souvent douloureuse.

On peut aussi se procurer un t-shirt, un gilet ou une ceinture antironflement qui comporte des rouleaux en mousse ou en plastique à l’arrière empêchant de dormir sur le dos. Généralement, ces dispositifs ne provoquent pas de douleur dorsale, mais peuvent se révéler encombrants.

Un autre dispositif, plus récent, est beaucoup plus discret et confortable. Il s'agit d'un dispositif, porté à la base du cou ou au thorax, qui vibre lorsqu'il détecte un sommeil dorsal, incitant la personne à changer de position. Le Night Shift possède 7 niveaux d'intensité de vibrassion, commençant très doucement, et augmentant jusqu'à ce que le sommeil non dorsal soit obtenu. Des rapports sur le ronflement, la position du corps, la fréquence des vibrations et les paramètres de base du sommeil peuvent être générés via un portail en ligne associé.