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Recherche de sang dans les selles et cancer colorectal

Est-ce qu'un résultat de sang dans les selles positif indique obligatoirement qu’il y a un cancer du côlon?

Faux. Plusieurs autres conditions peuvent entraîner un peu de sang dans les selles : Des hémorroïdes, une fissure anale, de la constipation ou une maladie inflammatoire de l’intestin peuvent également donner des résultats négatifs. On estime à 1 chance sur 4 (25%) la possibilité qu’un gros polype ou adénome soit responsable du saignement et à une chance sur 40 (2,5%) que le saignement soit dû à un cancer.

Est-ce qu'un résultat négatif de sang dans les selles élimine la possibilité qu’un cancer du côlon soit présent?

Faux. Les polypes et tumeurs ne libèrent pas le sang de façon continue. Il est possible que la lésion n’ait pas saigné la journée ou vous avez recueilli votre échantillon. C’est la raison pour laquelle le test doit être régulièrement répété au minimum aux deux ans (programme du MSSS) ou idéalement à chaque année (recommandations américaines). Certaines provinces canadiennes demandent même la collecte de deux spécimens pour augmenter la détection des cancers.

Est-ce que la recherche de sang dans les selles est un test diagnostic?

Faux. La recherche de sang dans les selles est un test de dépistage. Seule la coloscopie optique ou virtuelle est en mesure de diagnostiquer la présence d’un polype, adénome ou une lésion cancéreuse.

Est-ce que la coloscopie optique (insertion d’un tube dans l’anus) et la coloscopie virtuelle (examen radiologique) sont aussi valables l’une que l’autre pour diagnostiquer la présence d’un cancer colorectal?

Vrai. Les performances des deux approches sont similaires. Cependant, seule la coloscopie optique permet d’enlever en même temps toute lésion jugée suspecte. La coloscopie virtuelle ne permet pas d’enlever les polypes et adénomes, mais en contrepartie permet de diagnostiquer d’autres lésions de l’abdomen non visibles à la coloscopie optique (kyste ovarien, etc.)

Est-ce que le cancer colorectal est essentiellement une maladie de la personne âgée?

Faux. Bien que le cancer colorectal soit le plus souvent diagnostiqué chez les individus âgés de plus de 60 ans, l’incidence du cancer colorectal chez les individus âgés de moins de 50 ans semble en constante hausse en Amérique du Nord. Actuellement, environ 15% des cancers colorectaux sont diagnostiqués chez des individus âgés de moins de 50 ans et ces cancers sont souvent plus agressifs que ceux diagnostiqués chez les individus plus âgés.

Est-ce que les viandes rouges sont responsables du cancer colorectal?

Vrai. Une grand étude américaine menée auprès de 500 000 retraités a montré que les individus ayant consommé le plus de viande rouge avaient un risque 30% plus élevé de développer un CRC que les individus en consommant le moins. Également valable pour les viandes transformées (bacon, saucisse, charcuterie) avec un risque jusqu’à 20 fois plus élevé chez les grands consommateurs de ces produits.

Est-ce que le cancer colorectal est une maladie d’homme?

Faux. Les taux de cancer chez l’homme et la femme sont très similaires. Au cours de sa vie, un homme sur 14 risque de développer ce cancer alors que le taux est de 1 femme sur 15.

Est-ce que la consommation de poisson protège contre le développement du CRC?

Possible. Bien que la consommation de poisson soit recommandée pour plusieurs autres bonnes raisons, les liens entre la consommation de poisson et le cancer colorectal ne sont pas bien établis. L’addition de poisson à l’alimentation permet à tout le moins de diminuer celle des viandes rouges et transformées.

Est-ce que la consommation d’alcool en dose raisonnable (pas plus de 3 verres par jour chez l’homme…) n'est pas associée au développement du cancer colorectal?

Pas sûr! Bien que la consommation exagérée d’alcool soit définitivement associée à un risque plus élevé de cancer du côlon, il n’y a pas de dose minimale en bas de laquelle le risque disparaît complètement.

Est-ce que le cancer colorectal est une maladie héréditaire qu’on ne peut prévenir?

Faux. Moins de 10% des cancers colorectaux seraient d’origine génétique. La grande majorité des cas seraient dus à de mauvaises habitudes de vie. De nombreuses études indiquent que des mesures simples peuvent réduire significativement le risque de développer un cancer colorectal :

  • Soyez physiquement actifs.
  • Maintenez un poids santé
  • Limitez la consommation de viandes rouges et transformées
  • Limitez la consommation d’alcool
  • Choisissez des aliments riches en fibres
  • Soumettez-vous régulièrement à un test de dépistage de sang dans les selles

N’hésitez pas à passer une coloscopie si votre test de sang dans les selles est positif ou si vous êtes dans une catégorie plus à risque (parent du premier degré avec cancer colorectal, etc.).

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2715.