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Santé A à Z  —  7 minutes

Planifier des voyages en santé

09 décembre 2019
Équipe Biron
info@biron.com

Pour bon nombre d’entre nous, l’hiver est une période où l’on cherche à fuir le froid en se rendant dans des climats plus cléments. Mais les voyages, que ce soit dans des pays inconnus ou en développement, ou vers des destinations que vous avez visitées à maintes reprises, comportent inévitablement des risques pour la santé, de la diarrhée du voyageur banale aux infections virales plus graves. Vous pouvez prendre les devants pour demeurer en santé et faire un agréable voyage, et éviter les conséquences à long terme, avec une bonne planification et, quand cela est nécessaire, une vaccination appropriée.

Conditions locales de sûreté et de sécurité

Même si vous voyagez dans des pays que vous connaissez bien, il vaut toujours la peine de consulter les plus récents avertissements aux voyageurs du gouvernement du Canada ou de votre agent de voyages pour votre destination. Ces avertissements contiendront les renseignements les plus récents et les plus fiables sur les conditions de sûreté et de sécurité.

Vous y trouverez des conseils actualisés pour chaque pays du monde qui vous suggéreront de faire preuve d’un degré de prudence normal ou élevé ou, dans certains cas, d’éviter tout simplement de voyager dans un pays ou une région en particulier. En plus de ces conseils de haut niveau, vous devriez vous pencher sur les précautions en matière de santé, y compris les vaccins recommandés. Voyager signifie s’exposer à divers risques pour la santé, souvent inconnus et parfois dangereux, notamment :

  • les hépatites A et B ;
  • la fièvre jaune ;
  • la dengue ;
  • la maladie à virus de Marburg.

Un grand nombre de virus, de bactéries et d’amibes sont également responsables de cas courants de diarrhée du voyageur, également appelée « tourista ».

À lire aussi : Transmission, symptômes et dépistage des hépatites A, B et C

La vaccination de voyage

De nombreuses maladies liées aux voyages peuvent être évitées grâce à la vaccination. Une visite à une clinique santé-voyage locale vous indiquera quels vaccins sont disponibles ou requis, selon votre destination. Il faut garder à l’esprit que le système immunitaire a besoin de quelques semaines – et dans certains cas d’une deuxième injection – pour assurer une protection complète. Il est donc recommandé de consulter un clinicien au moins six semaines avant votre départ.

L’efficacité des vaccins, quels qu’ils soient, n’est jamais de 100 %. En fait, dans certains cas, elle peut même être inférieure à 50 %. Mais une protection à 50 % contre une maladie qui peut ruiner vos vacances, voire nuire gravement à votre santé, vaut mieux que pas de protection du tout. Parmi les mesures préventives que vous pouvez prendre avant de quitter le pays, mentionnons la souscription d’une assurance voyage appropriée, qui offre une couverture médicale adaptée à votre destination. Une fois sur place, n’oubliez pas de prendre des précautions de base (en anglais), comme manger dans des endroits populaires et surveiller la façon dont vos aliments sont préparés pour vous assurer que les normes d’hygiène sont adéquates. Les aliments entièrement cuits et les fruits à peler sont les plus sûrs et, quoi que fassent les habitants de la région, ne buvez que de l’eau embouteillée.

La diarrhée du voyageur est-elle inévitable ?

La diarrhée du voyageur, ou « tourista », touche plus de la moitié des visiteurs, qui proviennent tant des pays développés que des pays en développement. Elle se caractérise par au moins trois selles non formées par jour, accompagnées d’au moins un symptôme comme :

  • la fièvre ;
  • les nausées ;
  • les vomissements ;
  • les crampes abdominales ;
  • du sang dans les selles.

La plupart des cas surviennent au cours des deux premières semaines suivant le voyage et durent moins d’une semaine sans qu’aucun traitement soit nécessaire. La contamination se produit par l’absorption (manger, boire, se baigner, etc.) d’aliments, de boissons ou d’eau contaminés par des matières fécales. Elle se transmet facilement d’une personne à l’autre.

La diarrhée du voyageur disparaît habituellement d’elle-même en trois à sept jours chez les adultes et les enfants [1]. Les signes et les symptômes peuvent durer plus longtemps et être plus graves s’ils sont causés par des organismes autres que des bactéries communes. Dans de tels cas, il se peut que vous ayez besoin de médicaments sur ordonnance pour vous aider à vous rétablir [2].

Comment savoir si ma diarrhée du voyageur est grave ?

Si les symptômes durent plus d’une semaine [3], ou, plus important encore, si des symptômes graves comme les suivants se manifestent, vous devriez consulter un médecin immédiatement [4] :

  • la déshydratation ;
  • des douleurs abdominales intenses ;
  • des selles sanglantes ou noires ;
  • une fièvre supérieure à 39°C.

Une partie du processus de diagnostic consistera à déterminer si une bactérie ou un parasite peu commun y est pour quelque chose. La plupart des séances de diagnostic se concentreront sur l’identification des bactéries ou des parasites fécaux. Il existe de nombreux virus causant la diarrhée, mais ils sont traditionnellement très difficiles à identifier. Généralement, les cultures de selles pour l’identification des bactéries ou des parasites sont fastidieuses et doivent être répétées à trois reprises.

À lire aussi : Quand faut-il s’inquiéter des maux de ventre ?

De nouvelles techniques d’analyse fondées sur l’identification du matériel génétique (ADN, ARN) du microorganisme responsable peuvent donner un résultat définitif en une journée avec un seul échantillon de selles. Un tel système, actuellement disponible, permet l’identification de 22 pathogènes ciblés au cours d’un seul essai comprenant des bactéries, des virus et quatre parasites [5].

Le traitement de la diarrhée du voyageur reposera à la fois sur le soulagement des symptômes par la prise de ralentisseurs du transit (lopéramide, sous-salicylate de bismuth), sur la prévention de la déshydratation et de la consommation d’aliments qui aggravent la diarrhée (produits laitiers, caféine, etc.), ainsi que sur la prise d’antibiotiques. Des agents anthelminthiques et antiparasitaires précis peuvent combattre les infections parasitaires et amibiennes.

Faire face au blues après-voyage

Le blues après-voyage est une affection réelle et une conséquence fréquente du retour à la maison. Bien qu’elle se résorbe généralement en quelques jours, la dépression après-vacances a tendance à être plus prononcée après des séjours plus longs. Généralement de courte durée, le blues après-voyage s’accompagne de symptômes semblables à ceux de la dépression saisonnière [6] :

  • tristesse ;
  • manque d’énergie ;
  • difficulté à se concentrer ;
  • perte d’appétit ;
  • trouble du sommeil.

Pour du soutien professionnel, nous sommes là pour vous aider.

Nous offrons une gamme de services qui peuvent aider votre médecin à poser un diagnostic rapide et précis et ainsi déterminer le bon traitement pour vos problèmes de santé.

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2714.

  1. « How Long Does Traveler’s Diarrhea Usually Last? », WebMD. (Consulté en novembre 2019). https://www.webmd.com/digestive-disorders/qa/how-long-does-travelers-diarrhea-usually-last.
  2. « Traveler’s Diarrhea », Mayo Clinic, Mayo Foundation for Medical Education and Research, 16 mai 2019. https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/travelers-diarrhea/symptoms-causes/syc-20352182.
  3. « Gastro-éntérite (gastro) », Gouvernement du Québec. (Consulté en novembre 2019). https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/grippe-rhume-et-gastro/gastro-enterite/.
  4. Yates, Johnnie. « Traveler’s Diarrhea”, American Family Physician, no 71 (1er juin 2005): 2095–2100. https://www.aafp.org/afp/2005/0601/p2095.html.
  5. « Clinical Need and Practice: Integrated Multiplex PCR Tests for Identifying Gastrointestinal Pathogens in People with Suspected Gastroenteritis (XTAG Gastrointestinal Pathogen Panel, FilmArray GI Panel and Faecal Pathogens B Assay): Guidance », NICE. (Consulté en novembre 2019). https://www.nice.org.uk/guidance/dg26/chapter/2-Clinical-need-and-practice.
  6. « Séjour à l’étranger : le choc du retour », Centre d’aide aux étudiants. (Consulté le 19 novembre 2019). https://www.aide.ulaval.ca/psychologie/textes-et-outils/developpement-personnel/sejour-a-l-etranger-le-choc-du-retour/.