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Santé A à Z  —  6 minutes

Comment combattre efficacement le rhume des foins

07 août 2020
Équipe Biron
info@biron.com

La rhinite saisonnière, aussi appelée rhume des foins, est une réaction allergique causée par l’exposition aux pollens. Cette rhinite, qui touche actuellement 17 % des adultes au Québec, connaît une forte croissance depuis 30 ans, notamment en raison de l’incidence des changements climatiques sur les espèces végétales [1]. En effet, la combinaison de températures plus chaudes et de concentrations plus élevées de CO2 atmosphérique allonge la saison de croissance des plantes allergènes, augmente la production de pollen par les plantes et accroit le potentiel allergène du pollen [2].

Résultat : un plus grand nombre de personnes est exposé aux pollens, et ceux et celles qui y sont allergiques voient leurs épisodes devenir plus fréquents et plus intenses.

À lire aussi : Allergies, rhume, grippe, asthme ou COVID 19?

Faire attention à quoi et quand ?

Bien qu’il ne soit pas l’unique allergène responsable de la rhinite allergique saisonnière, le pollen de l’herbe à poux constitue la principale cause de cette réaction dans le nord-est de l’Amérique du Nord. On lui attribuerait, à lui seul, de 50 à 90 % des cas d’allergies saisonnières [1]. Il représente donc une préoccupation particulière pour le réseau de la santé publique québécois.

Période [3] Allergène
Mars à juin Pollen des arbres et des arbustes
Mai à octobre Pollen des graminées (comme le gazon et le foin)
Juillet à octobre Pollen de l’herbe à poux

Reconnaître les symptômes

La rhinite allergique peut se manifester par différents symptômes. Les plus courants sont [2] :

  • des picotements du nez et des yeux ;
  • des éternuements ;
  • un larmoiement ;
  • un écoulement et de la congestion nasale.

Parfois, les fonctions cognitives peuvent également être grandement touchées (p. ex. : irritabilité, fatigue et trouble du sommeil), ce qui nuit à la qualité de vie des individus atteints [3]. Une attention particulière doit être portée aux personnes asthmatiques, car une rhinite saisonnière non contrôlée pourrait exacerber leur condition.

À lire aussi : Allergie ou intolérance alimentaire ?

10 trucs pour diminuer l’exposition aux pollens allergènes

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a pris acte du problème. En 2015, il a mis en place la Stratégie québécoise de réduction de l’herbe à poux et des autres pollens allergènes, qui vise à diminuer de façon significative leur incidence sanitaire. Déployée actuellement dans plusieurs régions, cette stratégie intègre des mesures de contrôle dans les pratiques d’entretien des terrains par les municipalités.

Bien que prometteuse, l’action gouvernementale a ses limites. C’est pourquoi chaque personne sensible au pollen se doit de prendre en main sa propre protection. Ça peut être aussi simple que de mettre en pratique les conseils suivants pour diminuer son exposition à ce type d’allergène :

  1. Empêchez l’herbe à poux de pousser sur votre terrain. Pour ce faire, utilisez du paillis ou des plantes couvre-sol aux endroits où il n’y a pas de pelouse ou plantez-y d’autres végétaux.
  2. Arrachez l’herbe à poux dès que vous la voyez (à la main ou avec un outil de jardinage) et jetez-la avec les ordures (ne la mettez pas au compost, car cela pourrait le contaminer).
  3. Consultez le bulletin pollen de votre région et évitez d’aller à l’extérieur lorsque la concentration de pollen est plus élevée (souvent le matin, par temps chaud ou sec ou lors des journées venteuses).
  4. Évitez de fréquenter les lieux où la concentration de pollen est élevée (champs et terrains non entretenus).
  5. Ne faites pas sécher vos vêtements à l’extérieur durant les périodes problématiques.
  6. Si possible, gardez les fenêtres de votre résidence et de votre voiture fermées.
  7. Utilisez un système d’air conditionné qui recycle l’air ambiant de votre résidence ou qui comporte un filtre à pollen (faites attention aux échangeurs d’air qui peuvent laisser entrer des pollens dans la maison).
  8. Changez de vêtements et lavez-vous dès votre arrivée à la maison pour vous débarrasser des particules de pollens sur les cheveux et la peau.
  9. Faites une toilette nasale avec une solution d’eau saline.
  10. Évitez le contact avec d’autres irritants, comme la fumée de tabac, les moisissures et les émanations provenant des véhicules et des usines, qui peuvent augmenter les symptômes d’allergie.

Connaître les options de traitement

Médicaments en vente libre

Pour les symptômes les plus courants, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien pour qu’il évalue avec vous les différents traitements possibles pour votre condition :

  • les antihistaminiques oraux de deuxième génération, qui sont efficaces pour diminuer l’écoulement nasal, les démangeaisons et les éternuements ;
  • les corticostéroïdes nasaux topiques, qui atténuent l’inflammation des voies nasales ;
  • les antihistaminiques topiques (nasaux ou oculaires), qui peuvent être utilisés avec succès chez certaines personnes.

Protocole de désensibilisation

Si les médicaments en vente libre ne vous soulagent pas, consultez un médecin. Dans ces cas, la recherche d’allergènes spécifiques au moyen de tests épicutanés ou d’un dosage sérique d’immunoglobulines E pourrait aider à déterminer le traitement approprié [4].

Selon les résultats, le médecin pourrait suggérer un protocole de désensibilisation. Ce traitement vise à réduire la sensibilité de l’organisme à la substance responsable de l’allergie et, ainsi, à diminuer de façon importante les réactions allergiques. Il s’agit d’administrer à la personne une petite dose de la substance à laquelle elle est allergique. Cette dose est progressivement augmentée d’une visite à l’autre, pendant plusieurs mois ou années. Cette approche procure des bénéfices à long terme, même après l’arrêt du traitement.

À lire aussi : Comprendre les allergies et les traitements offerts.

Agir maintenant pour profiter de l’été

Avec le réchauffement climatique qui s’accélère, la rhinite saisonnière est probablement là pour de bon. Heureusement, plusieurs solutions s’offrent à nous, autant collectivement qu’individuellement, pour réduire ses effets au minimum. N’hésitons pas à les mettre en place pour nous permettre de mieux profiter de la saison estivale.

Pour du soutien professionnel, nous sommes là.

Nous offrons des services qui peuvent aider votre médecin à dépister plus de 650 allergènes.

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à joindre le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1-833-590-2712.

  1. Agence de la santé publique du Canada. « Aperçu – Pollens, climat et allergies : initiatives menées au Québec ». https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/promotion-sante-prevention-maladies-chroniques-canada-recherche-politiques-pratiques/vol-39-no-4-2019/pollens-climat-allergies-initiatives-menees-quebec.html [consulté le 30 juin 2020].
  2. « Les pollens allergènes au Québec : proposition pour une prise en charge efficace de la problématique », Institut national de santé publique du Québec. https://www.inspq.qc.ca/bise/article-principal-les-pollens-allergenes-au-quebec-proposition-pour-une-prise-en-charge-efficace-de-la-problematique [consulté le 30 juin 2020].
  3. Gouvernement du Québec. « Rhinite saisonnière (rhume des foins) ». https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/rhinite-saisonniere-rhume-des-foins/ [consulté le 30 juin 2020].
  4. Association pulmonaire du Québec. « Les allergies saisonnières et la désensibilisation aux aéroallergènes ». https://pq.poumon.ca/les-allergies-saisonnieres-et-la-desensibilisation-aux-aeroallergenes/[consulté le 30 juin 2020].