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Santé A à Z  —  6 minutes

Comment aborder la sexualité avec vos adolescents

04 février 2020
Équipe Biron
info@biron.com

Parmi les rôles que tout parent doit jouer, le plus délicat à assumer est sans aucun doute celui lié à l’éducation sexuelle. Pour plusieurs, la famille joue un rôle d'importance dans l'apprentissage des notions liées à la sexualité, mais à mesure que la société évolue, les attentes et les limites des parents et des enfants changent, souvent à un rythme difficile à suivre.

De nos jours, une discussion saine sur la sexualité ne doit plus se limiter à une simple conversation isolée et maladroite sur la mécanique des relations sexuelles ou des risques de grossesse. Elle doit plutôt s’appuyer sur un dialogue ouvert et constant sur tous les aspects de la sexualité, allant du consentement aux risques d’infection. L’éducation sexuelle que vous offrez à votre enfant sera probablement très différente de celle que vous avez reçue, car il grandit dans un contexte bien différent. C’est l’occasion pour vous d’apprendre d’eux autant qu’ils ont besoin d’apprendre de vous.

Le gouvernement du Québec a publié un Petit guide à l’usage des parents pour discuter de sexualité avec leur adolescent. Il traite des nombreuses questions qui préoccupent les parents et les enfants pendant cette période cruciale de leur vie, l’adolescence.

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Quand mon enfant peut-il avoir des relations sexuelles ?

L’âge de consentement aux activités sexuelles au Canada est de 16 ans. Sachez toutefois qu’il existe des exceptions de « proximité d’âge » si le partenaire plus âgé n’a aucune relation d’autorité ou de confiance avec la personne plus jeune [1].

  • Une personne de 12 ou 13 ans peut consentir à des activités sexuelles si la différence d’âge entre elle et son partenaire n’excède pas deux ans. Le partenaire doit être âgé d’au moins 12 ans.
  • Une personne de 14 ou 15 ans peut consentir à des activités sexuelles si la différence d’âge entre elle et son partenaire est de moins de cinq ans. Le partenaire doit être âgé d’au moins 12 ans.
  • Une personne de 16 ans ou plus peut consentir à des activités sexuelles, quelle que soit la différence d’âge, sous réserve des deux conditions ci-dessus.

Ces exceptions de « proximité d’âge » s’appliquent uniquement si la personne plus âgée n’est pas en situation de confiance ou d’autorité et que la relation ne relève pas de l’exploitation ou de la dépendance.

Toutefois, l’âge est l’aspect le plus élémentaire du consentement. Il importe de créer un climat de confiance dans lequel vous pourrez parler à votre enfant de la véritable signification du mot « oui » et de l’importance et du pouvoir du mot « non ». Votre ado doit également comprendre que le droit de retirer son consentement est toujours possible et qu’il peut changer d’avis à tout moment.

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Mon enfant peut-il consulter un médecin à mon insu ?

Au Québec, l’âge de consentement aux soins est de 14 ans. À cet âge, même s’ils n’ont pas encore atteint l’âge de la majorité, les enfants peuvent prendre leurs propres décisions en matière de soins de santé, sans consulter leurs parents ou obtenir leur permission. Cela s’applique à tout soin requis par leur état de santé, dont l’avortement, mais non à des soins facultatifs, comme de la chirurgie plastique pour une question esthétique.

Les parents ou les tuteurs d’un enfant de cet âge ne sont pas informés si l’enfant reçoit des soins nécessaires pour sa santé, à moins qu’il passe plus de 12 heures dans un établissement de santé ou de services sociaux.

Les parents d’un enfant de plus de 14 ans et de moins de 18 ans ont le droit d’accéder au dossier médical de leur enfant, mais l’enfant a le droit de refuser cet accès s’il ne veut pas que ses parents consultent son dossier et si l’établissement décide qu’une telle consultation pourrait être préjudiciable à l’enfant.

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J’ai peur que mon enfant soit atteint d’une ITSS. Que dois-je faire ?

Sachez d’abord que les jeunes âgés de 14 ans ou plus peuvent passer un test de dépistage et se faire soigner sans l’autorisation de leurs parents.

Si vous décidez d’aborder ce sujet, il est sans doute préférable de ne pas accuser votre enfant. Lancez plutôt l’idée que le dépistage des ITSS est un élément à intégrer régulièrement à des pratiques sexuelles sûres, même s’il n’a pas de comportement à risque particulier. Le simple fait d’être jeune et sexuellement actif le place automatiquement dans une catégorie à risque. Faites-lui savoir qu’il est maître de la confidentialité de son dossier médical. Aidez-le aussi à comprendre qu’il peut avoir une ITSS et la transmettre même s’il ne présente pas de symptômes.

Pendant cette discussion, précisez qu’il n’a pas besoin de vous dire s’il a eu ou non des relations sexuelles non protégées. Il doit comprendre que tout ce qu’il dira à un professionnel de la santé sur sa vie sexuelle ne vous sera pas révélé.

Pour du soutien professionnel, nous sommes là pour vous aider.

Nous offrons une vaste gamme de services liés aux ITSS. Les résultats des tests de dépistage de la chlamydia, de la gonorrhée, de la syphilis, de l’hépatite B et du VIH sont disponibles en moins de 24 h. Une ordonnance d’un médecin est nécessaire.

Si vous avez des questions ou désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à contacter le service à la clientèle de Biron Groupe Santé au 1 833 590-2714.

  1. « L’âge de consentement aux activités sexuelles ». Gouvernement du Canada, ministère de la Justice, Communications électroniques, 8 août 2017. https://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/autre-other/clp/faq.html